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HURT – Vol. 1

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A la base de Hurt, il y a J. Loren, un guitariste et chanteur âgé de 24 ans, né au fin fond de la Virginie, qui est parti s’installer à Los Angeles. Là, il rencontre le batteur Evan Johns qui a le même âge que lui. Les deux compères ont pourtant grandi dans des environnements bien différents. Loren a été imbibé de musique classique et de gospel. Quant à Johns qui a grandi à Hollywood, son environnement a toujours été rock. Il est le fils de Andy Johns bien connu pour avoir produit Led Zeppelin, les Rolling Stones, Joni Mitchell, Rod Stewart, Free, Televison, Van Halen et bien d’autres. Il a pour oncle un certain Glyn Johns (Who, Rolling Stones, Kinks, Eagles, Eric Clapton, Faces) et un cousin nommé Ethan Johns (Emmylou Harris, Ryan Adams, Kings Of Leon, Rufus Wainwright). Quelle famille ! La paire Loren/Johns s’entendant à merveille, ils dénichent le bassiste Joshua Ansley et le guitariste Paul Spatola. Hurt est né.

Si chez ses parents J. Loren n’avait pas droit au rock (ça existe encore des parents aussi rétrogrades?), il ne lui a pas fallu très longtemps pour découvrir Pearl Jam. Cela pour dire que ça se ressent dans son chant. Il allie douceur et rage à la façon de son groupe favori sur « Shallow » et « Falls Apart ». Autre influence marquante du groupe, Tool. Le travail des ambiances et la rage qui se dégage de certains chants le prouvent comme sur le single « Rapture ».

Un des morceaux forts de cet opus est sans aucun doute « Overdose ». Il prend son envol petit à petit. Le chant s’y impose tant en douceur qu’en violence. Les arrangements sont fouillés même dans les passages calmes. Le titre est explosif et on s’en régale d’un bout à l’autre. Loren joue aussi du violon. Il en use sur le mystérieux « Losing » ce qui accentue encore le côté sombre de son ambiance. C’est aussi un moment fort de l’album avec sa grande diversité tant vocale que musicale.

Autre titre très puissant et fameusement charpenté, c’est « House Carpenter » qui termine l’opus de façon grandiose. Une fois encore Loren use de son violon au sein d’une ambiance très prenante de bout en bout. Les mélodies tant de la guitare que du chant sont irrésistibles et les frissons vous gagneront durant toute la progression du morceau.

Ce premier opus de Hurt devrait plaire aux amateurs de Pearl Jam et de Tool. A découvrir absolument !

Pays: US
Capitol 0946 3 57713 2 9
Sortie: 2006/09/11

One thought on “HURT – Vol. 1

  • Si vous refusez toute anesthésie musicale, écoutez Hurt. « Overdose » est particulièrement enivrant, cette musique donne l’impression d’avoir été déconnectée dans le temps où les 6 minutes se transforment en 6 secondes. Alors replay!
    Surtout n’en restez pas là, la suite est tout aussi attirante. Entre force et douceur, le rouge et le noir tout y est dilemme. Remettez-vous en question! Remettez la musique en question…
    Avec « Cold inside », prenez soin de n’être dérangé sous aucun prétexte, le plaisir de cette découverte est si intimiste qu’il pourrait en gêner plus d’un. « House carpenter » offre le point final, une sorte de pièce montée partagée en fin de noce, après l’échange de fortes émotions.

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