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VELVET REVOLVER – Contraband

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[Total: 1 Moyenne: 4]

Confrontés depuis plusieurs mois à la « paresse » de leur chanteur/compositeur Axl Rose, Slash, guitare, Duff McKagan, basse, et Matt Sorum, batterie, tous membres de Guns ‘n’ Roses, ont décidé de ne pas rester inactifs plus longtemps après s’être rencontrés au printemps de 2002 lors d’une jam session pour une œuvre de charité. Pour leur projet, ils se sont adjoints Dave Kushner (Wasted Youth, Electric Love Hogs, Dave Navarro), guitare, puis ont engagé le chanteur controversé des Stone Temple Pilots, Scott Weiland.

Le projet a pris corps et ils ont adopté le nom de Velvet Revolver. Manque de bol, Weiland avait quelques problèmes récurrents et le groupe ainsi formé a souvent dû attendre sa sortie de « rehab » pour travailler et se produire en public. Sachant de quoi ils parlent pour être eux-mêmes passés par là, tous ces anciens esclaves de la dope l’entourent de leur mieux pour essayer de le tirer de là. Pas besoin de chercher ailleurs le thème principal de l’album.

Le CD, sorti au mois de juin, est excellent. C’est du hard rock musclé qui ne manque pourtant pas de nuances et Scott Weiland apporte réellement un plus à des musiciens rompus depuis longtemps à ce genre de musique violente. Si l’on devait les comparer à un autre groupe, ce serait Queens Of The Stone Age. La production signée Josh Abraham et Velvet Revolver donne une musique pleine, presque sans blancs. On occupe le terrain musical sans interruption du début à la fin pour créer la tension.

Le très énergique « Sucker Train Blues » est une introduction rêvée pour cet album. Violente, agressive, provocante, c’est la musique qu’ils aiment et leur public aussi. Ils s’en sont rendus compte lors de leurs premiers concerts. Ils ne demandent rien d’autre. « Do It For The Kids » débute par une phrase troublante :

« Went too fast I’m out of luck and I don’t even give a fuck »

Elle éclaire en partie le parcours du chanteur et la difficulté de mener une vie normale quand on est pris dans un engrenage. Ici, c’est sur la vie familiale que porte la réflexion car elle est battue en brèche par la vie de vedette. « Big Machine » décrit l’engrenage par lequel on passe quand on est célèbre et énonce ses effets pervers. Il est bien difficile de s’en sortir mais il espère l’enseigner à ses enfants avant qu’il ne soit trop tard.

La violence de « Illegal I Song » fait place à la relative douceur de la voix du chanteur. Cela donne un mélange détonant qui détermine le style très particulier du groupe. « Spectacle » est du même tonneau mais avec des paroles plus violentes et une musique à l’avenant.

S’il fallait encore nous rappeler à quel point elle est un esclavage, « Fall To Pieces » est un exemple poignant du combat de Scott Weiland contre la drogue pour obtenir la réhabilitation auprès de sa famille. C’est en tout cas le morceau qu’il préfère de tous ceux qu’il a écrits et dont il peut regarder le clip sans en être gêné, dit-il. Par les sentiments qu’il inspire, c’est aussi un des meilleurs de l’album.

Dans le même registre, « Headspace » demande grâce à ce qui le torture et décrit ses tourments. A l’inverse, « Superhuman » décrit ce que la drogue amène : une exigence de plus en plus importante qui prend le pas sur toute autre activité.

Le très énergique « Set Me Free » n’appelle pas de commentaire au niveau du texte. Il a été chanté pour les besoins du film « The Hulk », bien avant la sortie de cet album. Scott Weiland y démontre tout son savoir-faire. « You Got No Right » est beaucoup plus calme et apporte un relief bienvenu pour reprendre ses esprits. C’est un très bon titre qui rappelle le début des seventies et décrit sa frustration d’avoir été abandonné par ses proches.

« Slither », sorti en simple, est déjà bien connu. Cela ne l’empêche pas d’être un excellent titre dont on ne se lasse pas. La prestation vocale de Weiland ne passe pas inaperçue. Le jeu des guitaristes est bien plus nuancé, tout en restant vitaminé. Le solo de guitare de Slash n’est pas non plus piqué des vers.

« Dirty Little Thing » décrit les tentations que l’on éprouve quand on est en état de manque et donne matière à réflexion. Les drogues dures ne sont pas une mince affaire et en revenir est très difficile. Il vaut mieux ne pas commencer. « Loving The Alien » met fin au set tout en douceur relative par rapport au reste. C’est une sorte d’apaisement après la bataille.

Les titres :

  1. « Sucker Train Blues »
  2. « Do It For The Kids »
  3. « Big Machine »
  4. « Illegal I Song »
  5. « Spectacle »
  6. « Fall To Pieces »
  7. « Headspace »
  8. « Superhuman »
  9. « Set Me Free »
  10. « You Got No Right »
  11. « Slither »
  12. « Dirty Little Thing »
  13. « Loving The Alien »

Pays: US
RCA 82876 59795 2
Sortie: 2004/06/08

One thought on “VELVET REVOLVER – Contraband

  • Album terrible, super musclé, que dire de plus… Il faut dire que je n’en attendais pas moins de ces gars-là… Je suis juste un peu triste du fait que Weiland ait abandonné les Stone Temple Pilots, dont je suis très fan (de GNR aussi, d’ailleurs, mais peut-être un peu moins…)

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