DREAM THEATER – Six Degrees of Inner Turbulence
Après leur chef d’oeuvre qu’à été « Scenes from a memory » sorti en 1999, et sans doute le meilleur CD de cette année-là, on était en droit de se demander si Dream Theater allait être capable de relever pareil défi. Un peu plus de 2 ans plus tard, les revoici avec « Six Dregrees of Inner Turbulence », qui plus est un double album!
D’entrée, DT frappe fort avec « The Glass Prison ». Ce morceau s’inscrit tout à fait dans la continuité de l’album précédent. Une ambiance hard-rock soulignée par un John Petrucci toujours aussi talentueux et un James Labrie qui vient y apporter sa touche vocale. « Blind Faith » commence calmenent avec la voix et quelques passages claviers. Petit à petit, le morceau s’emballe. « Misunderstand » est très doux au début. On pense d’ailleurs que l’on tient là un des morceaux forts. Effectivement, la progression est lente et régulière vers une plus grande dureté sonore pour terminer dans une débauche cacophonique de laquelle ressort le thème de base. Très bon! « The Great Debate » commence sur fond de débat télévisé souligné par la batterie de Mike Portnoy avant d’exploser avec l’arrivée du chant. Néanmoins, il occille entre doux et dur sans trop bien se placer et se révèle finalement plutôt moyen dans sa première moitié. Ensuite vient le solo du claviériste, Jordan Rudess, suivi par celui du guitariste. A eux deux, ils relèvent sans aucun doute le niveau. La seconde partie sera donc de grande qualité. « Disappear » est le morceau acoustique du CD. Sans doute le plus accrocheur. Il donne l’impression qu’il lui manque juste ce petit quelque chose qui en ferait le single.
Le second CD comprend un seul morceau, le morceau titulaire « Six Dregrees of Inner Turbulence ». Pièce maitresse de 42′, divisée en 8 actes.
Le début est quelque peu monopolisé par Jordan Rudess et ses claviers, impression renforcée par le fait qu’il est instrumental. Quelques passages lui donne une allure de musique de film. Cet acte 1 m’a semblé un peu long et trop répétitif (6’50 »). C’est seulement alors que l’on entre dans le vif du sujet (acte 2) avec un morceau qui me semble à nouveau rater de peu le titre d’accrocheur. Il finit sur un beau solo qui n’est pas sans rappeler certains passages du précédent album. Nettement plus dynamique est l’acte 3. Normal, il s’appelle « War inside my head ». Il enchaîne directement avec l’acte 4. Et nous voici arrivé à la petite douceur de la seconde rondelle. L’acte 5 est une ballade avec un final splendide qui s’enchaîne avec l’acte 6 pour se terminer par un solo de piano. Enfin, on termine par les actes 7 et 8 qui sont de très belle facture et réhausse nettement le niveau de ce second CD qui, au départ, me semblait de trop.
Les morceaux sont tous d’un bon niveau, sans pour autant que cet album égale le précédent. On regrettera qu’il n’y ait pas quelques morceaux forts qui auraient pu sortir en single ou passer en radio.
Conclusion:
Un bon album sans plus, qui ne laissera pas les traces du précédent. Je vous le conseille si vous aimez le hard-rock mélangé à quelques ambiances douces et les démonstrations techniques de musiciens. Aussi pour les fans de Dream Theater bien sûr! Si par contre, vous ne connaissez pas encore le groupe, écoutez plutôt « Scenes from a memory » sorti en 1999. Celui-là, c’est un véritable chef d’oeuvre!
Pays: US
Elektra 7559-62742-2
Sortie: 2002/01
