DEATH IN VEGAS – Scorpio Rising
Les DJs Richard Fearless et Tim Holmes, connus sous le nom de Death In Vegas, en sont à leur troisième album. Leather entame le CD sur un rythme hypnotique répété à satiété, animé par des keyboards « flamboyants » ; c’est de la musique électronique du 21e siècle à l’état pur. A qui les comparer pour tenter d’établir un pont avec ce que l’on connaît ? The Chemical Brothers ? Par moments, peut-être.
Sans transition, Girls, porté par la voix cristalline de Susan Dillane, nous emmène dans les arcanes d’une musique élaborée mais toujours empreinte d’un rythme lancinant. Hands Around My Throat commence par un rythme soutenu mais assez monotone. On remarque un peu trop le procédé et pas assez la créativité. Dans 23 Lies, la voix de Susan Dillane apporte de la fraîcheur et tend à renouveler l’inspiration. Dans Scorpio Rising, il y a du Verve, et surtout du Richard Ashcroft, que rappelle un peu la voix de Liam Gallagher (Oasis), et du Dandy Warhols dans le phrasé.
Dans Killing Smile, Ganesh au sitar et une section indienne de violons apportent une petite touche d’exotisme bienvenue pour accompagner la voix de Hope Sandoval (Mazzy Star), qui a également composé les paroles. Natja est soutenu par la seule Sara Wilson (violoncelle) et ici aussi on frise parfois la monotonie. Dans So You Say You Lost Your Baby, Paul Weller (Jam, Style Council), auteur très sous-estimé, assure la partie chantée avec le talent qu’on lui connaît et apporte aussi à sa manière une touche de versatilité et d’exotisme, toujours accompagné par la section indienne aux violons et Ganesh au sitar comme dans Killing Smile.
Dot Allison anime Diving Horses de sa voix agréable et assez haut placée. Le violoncelle de Sara Wilson, moins omniprésent, est plus efficace que dans Natja. En soi, Help Yourself constitue toujours un excellent conseil applicable à tout le monde. La voix de Hope Sandoval, le sitar de Ganesh et la section indienne de cordes font merveille dans ce quasi chef-d’œuvre de plus de dix minutes qui termine le CD et lui donne ses lettres de noblesse.
En résumé, un bon CD parfois un peu monotone mais rehaussé de grands moments de lyrisme et de musique majestueuse. Mérite un 7/10.
Pays: GB
BMG Music Publishing/Warner Chappell UK and Ireland Ltd
Hard53CD1 / 74321954592
Sortie: 2002
