STATUS QUO – The Party Ain’t Over Yet…
Ce légendaire groupe de rock arrive encore à nous sortir un nouvel album studio. Incroyable après quarante ans de carrière! Mené par les guitaristes et chanteurs Francis Rossi et Rick Parfitt, le groupe régale toujours son public lors des concerts. A leurs côtés, il y a Andrew Bown (claviers), John Edwards (basse) et le petit dernier Matthew Letley (batterie). S’ils n’ont plus les jambes d’antan, ils nous remuent toujours autant sur scène. Mais qu’en est-il des albums studio?
C’est là justement que le bas blesse. Bon, c’est vrai, Status Quo n’a jamais fait de grands albums studio. C’est surtout par la scène qu’ils brillent. Mais, ils ont sorti des morceaux incontournables de l’histoire du rock. Il ne faut pas l’oublier non plus. L’exercice est donc plutôt de trouver le ou les titres qui pourraient rester. Difficile ici. L’album démarre plutôt sans véritablement séduire ni accrocher. Il manque la petite flamme nécessaire dans une première moitié assez fade et molle. Nos papys semblent radoter quelque peu.
Ce n’est qu’à partir du sixième titre qu’on commence à ressentir un petit quelque chose. Nos tripes frétillent aux entournures. Le boogie de « Belavista Man » n’y est pas pour rien, son solo d’harmonica non plus. On y retrouve le Status Quo qu’on aime, celui qui nous émeut sur scène. « Velvet Train » nous offre aussi cette même recette. La locomotive du rock est alors en route. « Goodbye Baby » rocke comme un « Roll Over Beethoven » de Chuck Berry. « You Never Stop » a le boogie Quo dans ses veines. Pareil pour l’entraînant « Cupid Stupid ». Cette deuxième moitié d’album bien plus séduisante se termine avec « This Is Me » aux tons biens différents. On pense aux Beatles de 67/68, à l’Electric Light Orchestra voire même un peu à Golden Earring.
Il n’y a pas à dire, c’est en live qu’on apprécie le mieux Status Quo! Et pour cela, on espère qu’ils seront encore là longtemps. Par contre, est-il encore bien utile qu’ils nous offrent des albums studio? A vu de celui-ci, on serait tenté de dire non. Mais qui sait ce que le futur nous réserve…
Pays: GB
Sanctuary Records SANCD389 / Pias
Sortie: 2005/09/19
