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STROKES (The) – First Impressions Of Earth

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[Total: 2 Moyenne: 4.5]

Le line-up des Strokes n’a pas changé : Julian Casablancas (chant), Nick Valensi (guitare), Albert Hammond Jr. (guitare), Nikolai Fraiture (basse) et Fabrizio Moretti (batterie). Cette stabilité semble prometteuse, compte tenu de la qualité des deux premiers albums. Pourtant, on reste sur sa faim. Le groupe semble avoir perdu cette spontanéité et cette faculté de ne douter de rien, cette assurance primesautière que l’on va bien dans le bon sens.

La nécessité d’évoluer se traduit surtout sur le plan vocal. Julian Casablancas déclare « qu’il va devoir travailler sa voix avec plus de professionnalisme ». Comme il compose tous les titres, parfois avec l’aide d’un comparse, il est permis de se poser des questions. Il aurait pu y penser avant.

Pourtant, l’album commence plutôt bien : « You Only Live Once », « Juicebox » et « Heart In A Case », sans atteindre la qualité et la spontanéité de « Last Nite », « Hard To Explain », « New York City Cops », « The Modern Age », « Reptilia » ou encore « 12:51 », sont des titres agréables à écouter mais il manque la magie qui faisait de « Is This It » une sorte de recueil de hits. Où sont allées se perdre les passes d’arme entre les riffs imparables de Nick Valensi et le jeu naturel de Albert Hammond Jr., où est passée cette rythmique implacable de Nikolai Fraiture et Fab Moretti ?

Il faut supporter « Razorblade », assez mièvre, « On The Other Side », où la basse est pourtant bien mise en évidence, « Vision Of Division », où la voix de Casablancas montre ses limites, et « Electricityscape », où le groupe fait illusion, sans plus, avant de décoller vraiment avec « Ask Me Anything », où l’ami Julian déclare à qui veut l’entendre « qu’il n’a rien à dire », « Killing Lies », sans doute le meilleur titre de l’album, et « Fear Of Sleep », où le groupe retrouve toute sa spontanéité, sa puissance et sa capacité à séduire. Ces mélodies douces amères irrésistibles montrent que le compositeur n’a rien perdu de sa capacité à émouvoir ni de sa classe mais prouver que l’on a du talent pendant onze minutes sur cinquante-deux, c’est un peu court. Sont-ce déjà les effets de l’alcool et des substances psychotropes ?

« 15 Minutes » se fourvoie au début dans un contexte trop mièvre, malgré des qualités évidentes, et on a envie de dire à Casablancas que gueuler dans un micro, ce n’est pas bien chanter. « Ize Of The World », qui ne laissera pas un souvenir inoubliable, est un morceau qui donne le change, sans plus. « Evening Sun », toujours assez mièvre, et « Red Light », assez guilleret mais superficiel, font office de remplissage.

Cet album comporte des points très positifs mais le groupe semble à la croisée des chemins et semble hésiter à fixer la direction qu’il veut emprunter de manière définitive. Laissons-lui encore une chance de convaincre avec son prochain album.

Rappel des titres :

  1. « You Only Live Once »
  2. « Juicebox »
  3. « Heart In A Case »
  4. « Razorblade »
  5. « On The Other Side »
  6. « Vision Of Division »
  7. « Ask Me Anything »
  8. « Electricityscape »
  9. « Killing Lies »
  10. « Fear Of Sleep »
  11. « 15 Minutes »
  12. « Ize Of The World »
  13. « Evening Sun »
  14. « Red Light »

Pays: US
RCA/Sony BMG 82876 76420 2
Sortie: 2006/01/02

2 thoughts on “STROKES (The) – First Impressions Of Earth”

  • Eh bien, pour ma part, je suis complètement réconcilié avec les Strokes, cet album est une petite merveille… Mon top 3: Ize of the World, Vision of Division, Juicebox. Whaw!

    Au fait, si quelqu’un résout un jour le mystère de la fin « abrupte » de Ize of the World, je suis très curieux d’en savoir la raison!

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