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XREY – Déjà vu

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Line-up du groupe XRey : Reynold Pereira, alias XRey, Singapour, chant, composition, Saïd Karume, Tanzanie, guitare, Patrick Pletinckx, Belgique, basse, et Claude Hoffmann, Luxembourg, batterie.

XRey a joué à Singapour, où il a donné environ 500 concerts, à Paris, en Belgique et aux Pays-Bas. Il s’est ensuite installé à Bruxelles. D’abord intitulé « Psycho Blues », son album s’appelle maintenant « Déjà vu ». Il a été enregistré à Bruxelles et est sorti au mois de janvier. Sa musique est un mélange de rock, de funk, de blues, de soul, de musique africaine et de jazz.

« Fighting On The Front Line » comporte des accents funky indéniables et un groove difficilement contestable. La ligne de basse est particulièrement remarquable mais le solo de guitare n’est pas mal non plus. Il est dédié aux soldats américains en mission en Irak. « Déjà vu » s’inscrit dans la continuité du morceau précédent mais a des accents jazzy plus prononcés. La basse est ici aussi en point de mire et par moments, la voix ressemble un peu à celle de Jack Bruce. Ici, ce sont les barrières de la censure que l’on abat.

Traitant de l’absence d’une femme, « All Night & Day », lui, est franchement jazzy, alors que « Psycho Man », qui traite d’un homme qui obtient ce qu’il veut, se nourrit aux racines du blues, créant ainsi un album melting pot parfois plein de bonnes surprises. Ici, c’est la batterie qui émerge en compagnie d’une guitare survoltée.

La blues harp de Mario Dragon crée une diversion sur « Jette Swing », un morceau qui décrit la commune de Jette autrefois et qui comporte aussi une partie de guitare digne d’éloges : ça swingue et ça groove de partout et le solo d’harmonica n’est pas piqué des vers. Irrésistible. « Juliana », consacré à l’ancienne reine des Pays-Bas, comporte des accents africains, même si c’est surtout le côté jazz qui ressort, avec une basse remarquablement mise en valeur et des backing vocals assurés par un certain Fab.

« Norma Lee » est un titre plus rock qui complète la panoplie des genres et évoque la forte personnalité d’une vedette américaine. Il fait contraste avec « Schapenkop », un court morceau jazzy de la meilleure veine, un des meilleurs de l’album. Ce morceau est dédié aux habitants de Dordrecht. Le chant est bien posé et participe à la fête. Aux claviers, Jean-Philippe Sauvageot et Jean Hamonts se disputent la vedette sur « Brussels Blues », un titre qui rappelle un peu Peter Green (Fleetwood Mac) et qui parle de l’Atomium. Pas mal.

On retrouve Mario Dragon sur « Rock ‘n’ Roll Party Animal », un titre plus hard dédicacé aux amateurs de concerts, histoire de montrer la versatilité du groupe. En touchant à tous les genres, on finit par manquer de personnalité. Dommage.

Pays: BE
Independent Records autoproduction
Sortie: 2006/01

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