ADACHI KYODAI – Xianshi
C’est en 1980, à Tokyo, que débute effectivement le duo Adachi Kyodai, composé des frères Adachi :
- Ryusuke Adachi : Guitare acoustique
- Source K. Adachi : Guitare acoustique & Vocaux
En 2001, ils publient leur premier album, « Blood & Instinct », suivi en 2003 de « Adachi Kyodai », plutôt bien côté.
A l’écoute de cet album, les influences de guitaristes comme John McLaughlin, Al Di Meola, Paco De Lucia et le « Flamenco », Django Reinhardt et le « Jazz Gypsy » paraissent les plus évidentes. Pourtant, le résultat final s’avère en deçà de ces Maîtres. Ces onze pièces apparaissent peu convaincantes tant dans les compositions, généralement quelconques, que dans leur interprétation, à la fois, peu originale, peu attrayante et parfois crispante, particulièrement dans l’accompagnement rythmique. En outre, il faut bien admettre que la rareté du chant n’amène aucun regret.
Voici les titres (47’52) :
- « Sister Crime » (Source K. Adachi) (8’47)
- « Slow Poison » (Source K. Adachi) (3’33)
- « Magpie a Gigue » (Source K. Adachi) (4’00)
- « Night Dance » (Source K. Adachi/Yukihiro Isso) (2’53)
- « Chance Meeting » (Bryan Ferry) (4’53) (*)
- « Ambush » (Source K. Adachi) (2’09)
- « In the Howling Wood » (Source K. Adachi) (7’20)
- « Sailor’s Hornpipe / Steppin’ Out » (Traditonnel/Bracken James) (1’27)
- « Her Holly Stumbling Block » (Source K. Adachi/Ryusuke Adachi) (3’36)
- « Wond’ring Aloud » (Ian Anderson) (2’35) (*)
- « Hard Line » (Source K. Adachi) (6’36)
(*) avec vocaux
Les titres les plus réussis s’intitulent « Slow Poison », une belle ballade qui s’étire tout en délicatesse, et l’excellent « Her Holly Stumbling Block », bien en phase avec le trio composé de John McLaughlin, Al Di Meola et Paco De Lucia. Dans la même veine, « Hard Line » ne se défend pas mal mon plus, malgré sa rythmique parfois trop rêche.
Pour ce qui est de la reprise de « Chance Meeting » de Bryan Ferry (à l’origine sur « Roxy Music » de Roxy Music en 1972), elle est désastreuse à tous les points de vue, avec une palme spéciale pour le chant ; celle de « Wond’ring Aloud » de Ian Anderson (sur « Aqualung » de Jethro Tull en 1971) n’est que banale.
Un album globalement bien décevant !
Pays: JP
Musea FGBG 4623.AR / Poseidon PRF-028
Sortie: 2006/01
