PHIDEAUX – 313
Quelques mois à peine après la sortie de « Chupacabras« , Phideaux Xavier revient avec un nouvel opus studio. « 313 » (prononcez Three Thirteen) a été produit par Gabriel Moffat. Le musicien, qui joue du piano, de la guitare, de la basse et chante, est accompagné par Ariel Farber (chant), Rich Hutchins (batterie), Julie Hair (basse, voix, percussions), Mark Sherkus (claviers, piano, guitare, sitar), Linda Ruttan Moldawsky (chant), Molly Ruttan Moffat (batterie, chant) et Gabriel Moffat (basse). En invitée pour quelques passages, Valerie Gracious au chant.
On ressent d’emblée une avancée certaine dans la qualité des chansons qui était pourtant déjà très bonne sur « Chupacabras ». Nous sommes loin des influences que pouvait avoir Yes ou Genesis. Phideaux se montre plus moderne dans son approche et beaucoup moins progressif au sens pur du terme.
Nous sommes d’emblée séduit par la mélodie de « Railyard » qui nous emporte. « Have You Hugged Your Robot? » débute à la façon Electric Light Orchestra avec la reprise d’une mélodie classique. Nettement plus rock, le chant et son beau grain vocal nous accroche. La voix expressive fait merveille sur « A Storm Of Cats ». « Never Gonna Go » se fait mystérieux. Sa mélodie transcende. On se croirait dans le monde de Fish.
« Pyramid » mélange les voix masculines et féminines, mais aussi différents types d’effets vocaux pour le chanteur. La mélancolie règne sur « There’s Only One Of You ». Le chant est plongé dans la réverb. L’intimité de « Orangutan » séduit sur des arrangements très simples et une pléthore de backing vocals. « Sick Of Me » prend des tons Coldplay et comporte un passage au sitar. Le mélange des chants masculin et féminin est superbe.
« In Search Of Bitter Ore » se base sur des percussions. Le chant prend des tons mystérieux agrémentés par un piano. « Cats 2 » mélange acoustique et vocaux pour une mélodie aux couleurs moyenâgeuses. « Watching Machine » renoue avec un rock très carré. On se croirait replongé en pleine époque sixties. « Run Singing Tiger » résonne tel un hymne. A nouveau l’alchimie vocale séduit. « Benediction » est une finale mélancolique parfaite. Tout réside dans le dépouillement.
Ce nouvel album de Phideaux mérite sans aucun doute le détour. Il ravira les amateurs de Manning ou de Ian Anderson (Jethro Tull). A découvrir!
Pays: US
Bloodfish Music zyz-0313
Sortie: 2006/02
