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GILMOUR, Jim – Great Escape

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Jim Gilmour est le claviériste du groupe canadien Saga. Il a réalisé peu d’albums solos puisque ce « Great Escape » n’est que son second, le premier remontant à 1997. La différence est qu’ici l’album n’est pas qu’instrumental comme son premier. Il est donc plus diversifié. Jim Gilmour (chant, claviers) est entouré de John Bianchini (guitares), Christian Simpson et Roger Banks (batterie) et Corrina Tofani (backing vocals).

Avec l’album d’un tel claviériste, il faut s’attendre à ce qu’il soit la vedette de la rondelle. C’est bien entendu le cas. Mais l’énergie déployée par les arrangements tant de la guitare que de la section rythmique rehausse l’exercice. « No Sign » en est le parfait exemple. Une énergie à la Saga qui dévoile parfois son influence ELP par des tons symphoniques ou classiques. C’est une belle entrée en matière. La moitié des dix titres sont des instrumentaux. « Algonquin » est de ceux-là. Il offre une continuité dans le décor énergique planté par le premier morceau tout en mettant en avant les claviers qui donnent l’impression d’une improvisation jazz-rock.

« Lost Along the Way » montre un côté rock plus pop. L’ambiance se fait eigthies. « Killarney Sunrise » est un autre instrumental. Cette fois, c’est un côté aérien qui se dévoile mélangeant tons jazzy et classique. « The Northwind » s’habille de mélancolie. On s’y sent bien, bercé par la mélodie du chant. L’instrumental « Radiant Lake » a de l’Emerson dans les veines. Par contre, c’est du Wakeman qui imprègne « Carden Isle ». L’intensité a nettement faibli. On se trouve dans un ventre mou qui fait que l’ennui nous gagne un peu.

Heureusement, le chant est de retour avec « Wasterland ». On aurait bien vu Greg Lake pour les vocaux de ce titre, ou John Wetton. Cela aurait ajouté une profondeur à la partie vocale. Le dernier instrumental « Canoe Do It? » renoue avec le côté énergique et jazz-rock. Enfin, le dernier morceau « Last Portage » termine en puissance. Dommage qu’il soit ponctué par un blanc suivi d’une improvisation au piano bien inutile.

Jim Gilmour nous propose un album avec des bons moments et d’autres moins bons. Les instrumentaux sont souvent superflus n’apportant pas grand-chose à l’ensemble. Les meilleurs titres s’avèrent être ceux où il y a du chant et principalement « No Sign » et « The Northwind ». A conseiller aux fans de Saga et d’Emerson, Lake and Palmer.

Pays: CA
ProgRock Records PRR137
Sortie: 2005/11

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