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ORBIT, William – Hello Waveforms

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William Orbit sort son premier album, « Orbit », en 1987. La même année sort son projet instrumental ambient, « Strange Cargo », qui élargit considérablement son audience. Trois ans plus tard, en 1990, c’est le deuxième volet de ce triptyque, « Strange Cargo 2 », qui voit le jour, suivi du troisième, « Strange Cargo III », en 1993. Beth Orton, Laurie Mayer et Cleo Torres participent à cette aventure comme chanteuses.

En 1998, William « Orbit » Wainwright produit l’album « Ray Of Light », de Madonna, alors dans le creux de la vague, et lui donne ainsi une chance de rebondir. L’album remporte le Grammy Awards comme meilleur album pop et meilleur enregistrement de danse.

Il remixe l’album « 13 », de Blur, en 1999. L’année suivante, en 2000, il sort « Pieces in a Modern Style », avec « Adagio For Strings » de Barber, dans un « trance remix » de Ferry Corsten, qui lui fera connaître le succès.

En 2006, après une éclipse de quelques années, il participe à quelques morceaux figurant sur l’album de Beth Orton, « Comfort of Strangers ». Dans le passé, sa carte de visite mentionne le travail avec d’autres artistes prestigieux comme Sting, Prince, Human League, Erasure, U2 et Blur.

Sur le présent album, produit, composé et joué presque entièrement par William Orbit, c’est d’une musique électronique de très bon niveau qu’il s’agit. Les guitares virevoltent et oscillent au gré des beats, laissant le temps et l’espace comme suspendus. On pense à quelque chose qui ressemble à un croisement entre Massive Attack et Groove Armada.

« Sea Green » est un morceau à la fois aérien et dynamique qui introduit parfaitement le climat spatial de l’album, avec l’aide des claviers de Rico Conning (Torch Song) et Damian LeGassick, sur un rythme saccadé déroutant, alors que « Humming Chorus » emprunte son thème au classique « Madame Butterfly » de Giacomo Puccini, sur des arrangements de William Orbit, pour le mêler à la musique ambient, donnant ainsi une musique nocturne majestueuse évoquant en toile de fond les bruits de la mer, de quoi nous rappeler l’excellent « The Sailor Not The Sea » de Ozark Henry.

Composé par le trio William Orbit, Laurie Mayer et Rico Conning,« Surfin’ », un instrumental très aérien, confirme manifestement cette impression, avec Laurie Mayer au piano et au synthé, tandis que Rico Conning joue avec bonheur de la batterie, du synthé et de la slide, juste de quoi donner la chair de poule.

Rico Conning vient de nouveau prêter main forte à Orbit sur « You Know Too Much About Flying Saucers », pendant que Iain Roberton s’occupe de la programmation de la voix. Ce titre est plus passe-partout et sert de transition, toujours sous forme de musique inspirée par la mer et les grands espaces. Comment ne pas se laisser bercer par le sublime « Spiral », qui donne toute sa noblesse à l’album, en collaboration avec les Sugababes et le chant sensuel de Kenna et Karen Poole, alors que « Who Owns The Octopus », dont la ligne de basse fait irrémédiablement penser au trip-hop de Massive Attack, avec en prime la voix magique de Laurie Mayer et la guitare acoustique de Finlay Quaye, lui fait pendant. Comme c’est parfois beau, la musique électro, quand c’est fait avec talent.

« Bubble Universe » est un morceau un peu pompeux, avec au chant Laurie Mayer et Rico Conning, alors que Mike Coren s’occupe du drum programming. Cela donne des effets inattendus et ce n’est pas toujours très heureux. « Fragamosia » comprend des passages classiques magnifiques, avec des envolées sublimes au violon, au violon alto et au violoncelle, malheureusement dénaturés par les traitements de Jake Davies. Quel gâchis ! Contrairement à ce qui se passe sur « Who Owns The Octopus », la musique électro peut aussi tout gâcher.

Ce sont les cuivres qui donnent le ton sur « Firebrand », un morceau chatoyant qui voit aussi Fergus Cerrand jouer du vibraphone et Rico Conning s’occuper du MIDI programming. Les voix éthérées croisées de Annette et Paulette Morris, les brillantes harmonies vocales et les percussions de Carl Robinson donnent de la consistance à « They Live In The Sky », un morceau électro soul très convaincant dont il est difficile de se détacher. Quand la technique fait bon ménage avec l’émotion …

L’instrumental « Colours From Nowhere » est une brillante composition de William Orbit, loin des contingences matérielles, sur des chemins inexplorés dignes d’un film fantastique. Les synthés sautillants lui donnent un côté enjoué qui sied parfaitement au thème du morceau. Après avoir tant voyagé en rêve, il est temps de souffler et de se divertir.

A écouter la nuit, de préférence munis d’écouteurs. C’est le moment où on est le plus réceptif pour ce genre de musique. Si vous réveillez les chiens ou le léopard du voisinage, la qualité de votre écoute risque d’en souffrir.

Pays: GB
Sanctuary / PiaS SANCD406
Sortie: 2006/02/20

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