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SHAKARY – the last summer

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En 2000, un groupe sorti de nulle part nous offrait un concept album, petit bijou (double en plus) nommé « Alya ». Il s’agissait plus d’un projet mené à bien par des musiciens suisses et italiens, dont certains provenant de Clepsydra, que d’un groupe à part entière. D’ailleurs, aucune tournée ni aucun concert n’était prévu. Mais, ils avaient accouché là d’un petit chef d’oeuvre.

Nous sommes en 2002 et voilà que Shakary nous revient avec un nouvel album nommé « the last summer ». Cette fois, il semble bien que ce soit plus qu’un projet studio. Il semble en effet y avoir un véritable groupe derrière tout cela et peut-être les verrons-nous enfin en concert. Cependant, la qualité d’un album comme « Alya » est difficile à égaler deux fois de suite. Les groupes de renommée mondiale qui ont eu du mal à rééditer deux fois de suite un tel exploit sont légions. Et c’est le cas ici. Le niveau n’égale pas « Alya ».

L’album commence par un beau « Different Places » mais, malheureusement, suivi par une plage nettement plus faible, « The play of my life ». Suit alors « Sparkles in the Dark » dans la plus pure lignée « Alya ». Peut-être devrais-je dire aussi Clepsydra. Car on ressent le style sans aucun doute. Un rock progressif mélodique qui nous emporte au paradis. « Love warchild of 64 » démarre avec un riff assez heavy avant que le synthé ne fasse son entrée par des notes virevoltantes. « Masks » est quant à lui plutôt planant. La guitare de Lele Hofmann nous emporte à nouveau sur « Two days left ». Mais l’apothéose se trouve être le dernier morceau, « Dreaming in L.A. ». Quatorze minutes de pur bonheur avec différents changements de styles, breaks et autres ambiances. Un concept à lui seul avec un passage digne d’un tout grand Vangelis. En guise de finale, les claviers et la guitare de Lele, dans un duel mélodique et magique, nous cloue littéralement sur place en nous laissant sur notre faim. Car c’est bien la fin… Pourtant, on avait l’impression que tout commençait seulement.

Il est difficile de situer Shakary. Les sources « Clepsydrienne » sont claires. Mais, Clepsydra n’est pas très connu chez nous. Nous dirons qu’ils jouent un rock progressif mélodique que l’on pourrait rapprocher d’un Camel, en plus rock.

Le maillon faible de l’album est sans doute le chanteur, nouveau venu dans le groupe. Sur « Alya », nous avions droit à Aluisio Maggini, chanteur de Clepsydra, qui me semble mieux convenir au style. A noter que l’on retrouve ici, comme sur le dernier Clepsydra sorti il y a quelques mois, Mario Krag et que les deux groupes ont enregistré leur CD dans le même studio (Phat Sonics Studio, Tenero).

Pays: CH/IT
Prog Factory SHK 30324-2002
Sortie: 2002

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