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DEARS (The) – Gang Of Losers

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Après une courte introduction instrumentale, on entre dans le vif du sujet avec une première partie qui débute par « Ticket To Immortality », une entrée en matière pour le moins énergique avec voix féminine et masculine alternées. Suit « Death Or Life We Want You », basé sur la même alternance. Inutile d’en définir le thème, on est de plain pied dans les sujets sérieux mais avec ce zeste d’humour que l’on croirait sorti tout droit d’Angleterre. Il nous vient pourtant de Montreal. « Hate, Then Love » montre aussi que l’émotif est au premier plan des préoccupations du groupe canadien, qui a déjà quelques albums derrière lui. La voix de Murray Lightburn est la figure de proue de ce morceau remarquable. Ce dernier, auteur désabusé qui ressemble un peu à Morrissey, avoue avoir été influencé par Serge Gainsbourg.

« There Goes My Outfit » temporise un peu sur le plan du rythme mais en portant haut le verbe. En découvrant le sens de la vie, on se décide aussi à changer de direction. Voilà de sages paroles dignes de réflexion ! « Bandwagoneers » fait penser au David Bowie des années qui suivent sa période sombre, quand il se décide à relever la tête et à détruire un personnage qui le mine. La voix se fait plus plaintive sur « Fear Made The World Go ‘Round », qui ne manque pas d’atouts. Son caractère majestueux reflète aussi une des périodes Bowie mais les synthés y apportent aussi de la profondeur. Sur le plan du sens profond, on pourrait évoquer la vie d’aujourd’hui, avec sa peur omniprésente. Souvent par le passé, la peur a permis à l’homme d’avancer. Puisse ce message d’espoir se confirmer …

La deuxième partie commence par « You And I Are A Gang Of Losers ». Ne le sommes-nous pas tous, en effet, des losers ? La voix de Murray Lightburn y excelle et semble indiquer une origine anglaise. En tout cas, il n’y a pas de doute : c’est de l’ironie. A ne prendre au sérieux sous aucun prétexte. Avec « Whites Only Party », on comprend que le sujet abordé ne concerne pas un sujet de Sa Majesté mais un black bon teint, si l’on ose dire. En tout cas, le propos est guilleret et le climat du morceau est franchement joyeux. S’il est tenu à l’écart, il s’en fout royalement. C’est très moral, finalement.

C’est sur un ton moins badin que débute « Ballad Of Humankindness », plus nostalgique. Ce mid tempo n’engendre pourtant pas la mélancolie et l’utilisation des cuivres combinée au jeu de guitare lui donne un tonus incroyable. En moins de deux, « I Feel Deep » fait retomber l’atmosphère d’un cran. Cette fois, on est dans le vif du sujet, philosophie comprise. Chassez le naturel, il revient au galop. Mais bientôt, la voix excelle de nouveau pour survolter le groupe au line-up pléthorique. Tout ce petit monde est loin d’un gang de perdants et l’humour est bien présent en arrière-plan. « Find Our Way To Freedom » apporte une preuve de plus que la vie, finalement, doit être abordée sans crainte et avec confiance. C’est en tout cas le credo de The Dears.

A l’occasion de leur tournée européenne, The Dears viennent en Belgique le 29 octobre 2006 au Botanique.

Pays: CA
V2 DEARSCD121
Sortie: 2006/08/28

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