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D PROJECT (The) – Shimmering Lights

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The D Project est le projet du guitariste/chanteur canadien Stéphane Desbiens. Il est aussi le fondateur et leader du groupe Sense. Il s’est entouré de Mathieu Gosselin à la basse, Danny Robertson à la batterie, Sandra Poulin au violon, Alyssar et Francis Foy aux backing vocals. Mais des invités et non des moindres sont aussi venu le soutenir. C’est ainsi qu’il y a Tomas Bodin (The Flower Kings), Martin Orford (IQ) et Fred Schendel (Glass Hammer) aux claviers. Un suédois, un anglais et un américain, voilà qui est bien international pour ce projet canadien.

Avec une telle brochette de musiciens de talents, il fallait s’attendre à un album au contenu fouillé et c’est bien le cas. Les influences sont multiples. Elles passent par le rock progressif, le jazz et la musique classique. Cela se ressent tout au long de cet opus. Stéphane Desbiens voulait un son unique pour cet essai solo. Il s’est donc offert une guitare unique de par son look mais aussi son son. Vous pouvez la découvrir dans le livret et la partie multimédia du CD dans laquelle le musicien québécois se présente.

Les compositions sont très travaillées musicalement. « Shimmering Lights » en est un bel exemple avec sa basse rebondissante et ses différents tableaux. La guitare sait aussi se montrer heavy comme sur « They Come And Grow ». Elle y est accompagnée par un violon ce qui lui donne des couleurs particulières. Certains passages prennent des tons très Pink Floyd façon Roger Waters et le solo de guitare est sublime (frissons garantis). « The Wall » n’est pas bien loin. D’ailleurs les textes de l’album sont plus engagés qu’ils n’en ont l’air.

La mélancolie imprègne l’introduction de « Hide From The Sun » avec un violon aux tons classiques. Ensuite le morceau explose avec un solo de guitare au grand feeling. Tomas Bodin est aux claviers. « What is Done is Done » enchaîne pour un passage assez explosif et plus hard. Sur l’instrumental « End of The Recess », on retrouve Martin Orford au Moog. C’est la guitare acoustique qui emmène ce titre court et doux comme un Steve Hackett. L’ombre du grand Genesis plane.

« September Solitudes » démarre avec un grand solo de guitare puis devient d’une grande douceur emmené par le chant et quelques riffs. La mélodie nous entraîne. Le style Waters est encore présent. Tomas Bodin est à nouveau aux claviers ce qui donne une finale aux tons Flower Kings. Enfin, pour « That’s Life », c’est Fred Schendel qui s’occupe du Moog et de l’orgue pour un morceau à l’ambiance très tendue et mystérieuse. La guitare s’y déchaîne et on s’aventure sur des tons jazzy typés Emerson, Lake and Palmer.

Ce projet de Stéphane Desbiens se révèle au fur et à mesure des écoutes. Evitez donc de juger trop vite. Si vous aimez le rock progressif, les tons Pink Floyd, IQ et Flower Kings, cela devrait vous plaire. Essayez, vous verrez!

Pays: CA
Ozéta Productions OP-002
Sortie: 2006/08

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