FREE LOVE – Apocalypse
Free Love est un nouveau groupe japonais. Ils nous offrent ici leur tout premier album. Ce quatuor est composé de Hiroaki Shibata (chant, guitare), Hiroki Matsui (claviers), Ai Tatuya (basse, chant) et Atsushi Motohashi (batterie). Leur musique se veut énergique laissant la part belle à tour de rôle à la guitare et aux claviers. Le hard rock est à l’honneur mais il n’est pas rare d’entendre des passages plus psychédéliques ou progressifs.
A propos de hard rock, ils aiment Led Zeppelin et le font savoir en reprenant le légendaire « Kashmir » en ouverture d’album. Même si leur côté énergique séduit, la reprise, qui a malgré tout son originalité, ne séduit guère. Elle ne tient pas la route face à un original indémodable où l’ambiance prend une grande importance. C’est justement là que le bas blesse. Aucune place n’est accordée à une quelconque ambiance ici.
Mais ce n’est pas ce dispensable « Kashmir » qui va nous gâcher le plaisir d’écouter cet opus. Il passe vite et laisse la place à des pièces bien mieux agencées. « Spiral » joue sur la répétitivité hypnotique avant l’explosion finale. Autre référence de ce quatuor, Deep Purple. Cela se ressent bien sur « Island » avec ses claviers bien typés John Lord. Mais la guitare prend aussi les tons Focus de Jan Akkerman. « Maze Of Psycho » commence par un solo de batterie. Voilà qui est plutôt rare en début de morceau. Ensuite les couleurs deviennent psyché et heavy ce qui donne à l’ensemble un côté Iron Butterfly avant un final très pourpre. Le point d’orgue est le fabuleux « Shangri-La » qui se termine en une longue improvisation. Dix-neuf minutes de bonheur intense qui rappellent indéniablement Led Zeppelin dans sa première partie. Ah s’ils avaient un Robert Plant au chant… L’improvisation fait la part belle au psyché et le Pink Floyd des débuts n’est vraiment pas loin. Voilà un titre qui a lui seul vaut l’achat du CD !
Cet album de Free Love devrait plaire aux fans de Deep Purple, d’Iron Butterfly et de Led Zeppelin. Enfin, le point faible est sans doute le chant qui n’est pas à la hauteur des parties instrumentales. Pourtant, on prend un certain plaisir à l’écoute de l’album et principalement durant « Shangri-La ».
Pays: JP
Musea Parallele MP 3054.AR / Poseidon PRF-038
Sortie: 2006/08
