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GRINDERMAN – Grinderman

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Grinderman est le nouveau projet du trépident Nick Cave. Il a voulu essayer des choses plus simples, plus brutes et prendre un peu de liberté. C’est ainsi qu’il s’est entouré d’une sorte de mini-Bad Seeds puisqu’il n’est accompagné que de trois musiciens de son groupe. C’est à Londres qu’ils se sont retirés avec le producteur Nick Launay pour l’enregistrer et cela en une seule semaine.

Pourtant, Nick Cave reste Nick Cave, c’est indiscutable. La folie qui imprègne habituellement ses chansons est bien présente. Ainsi « Get It On » déménage ferme à l’image de son dernier album ou du récent DVD de l’artiste. Sur cet opus il est aussi épaulé par Warren Ellis dont on connaît les envies d’expérimentations et la façon dont il vit intérieurement la musique. La section rythmique d’enfer est assurée par le bassiste Martyn Casey et le batteur Jim Sclavunos.

Côté vocaux, tous assurent les backing vocals. Voilà un soutien tout en force pour un Nick Cave terriblement inspiré. Le déjanté et transcendant « No Pussy Blues » au sujet délicat est soutenu par une basse répétitive avec par moment une véritable explosion des guitares, un vrai feu d’artifices ! « Electric Alice » lance comme des coups de gueule avec ses 6 cordes et les expérimentations d’un Warren Ellis à la créativité extrême. Sur le mystérieux « Grinderman », la guitare marque un tempo lent suivi par la seule basse. A un moment, une autre guitare se superpose pour partir à l’aventure, une aventure qui ressemble à une improvisation, mais quelle improvisation !

Après ce relatif calme, l’explosif « Depth Charge Ethel » nous sort de notre torpeur. Ils ne sont que quatre et ils donnent l’impression d’un Bad Seeds au complet tant le dynamisme est intense. Cave prend une voix bien grave sur « Go Tell The Women ». Il captive l’audience avec un chant quasi parlé. « (I Don’t Need You To) Set Me Free » renoue plus avec le style de son dernier album. Ce superbe morceau s’avère un des tous grands moments vous envoûtant sans vergogne grâce à sa basse hypnotique et à son chant irrésistible, le tout agrémenté de guitares aux riffs incisifs et aux sons plaignants.

« Honey Bee (Let’s Fly To Mars) » hypnotise à nouveau. Il nous dévoile un certain psychédélisme avec toujours des guitares complètement torturées qui sont un régal tout au long de cette rondelle. Irrésistible ! D’un autre côté, le très court « Man In The Moon » dévoile un Nick Cave presque seul tant les arrangements sont dépouillés. L’ambiance est plutôt mélancolique et c’est la voix qui prend le dessus. « When My Love Comes Down » vous envoûtera avec son groove et son ambiance lancinante. Enfin « Love Bomb » terminera le CD sur un ton plus rock, un peu dans le style d’un Lou Reed, avec des guitares qui semblent participer au dialogue tant elles sont incisives.

Avec cet album, le projet Grinderman ne manque pas de séduire et on se met à espérer qu’il y ait une suite à cette première rondelle. Onze titres, onze indispensables, un régal pour nos pavillons. Nick Cave vous fascine&nbsp? Alors n’hésitez pas, cet opus vous est indispensable.

Pays: AU
Mute CDSTUMM272 / 0094638509127
Sortie: 2007/03/05

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