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MORSE, Alan – 4 O’clock & Hysteria

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Alan Morse est surtout connu pour faire partie du groupe américain Spock’s Beard. Jamais il ne s’était encore lancé dans une entreprise solo. Cette fois ça y est, il s’est décidé et a invité quelques copains pour le seconder.

Notre guitariste nous propose ici un album entièrement instrumental. La guitare y tient bien entendu une place prépondérante mais sans pour autant se montrer envahissante comme c’est souvent le cas avec les albums de guitaristes solistes. Alan Morse nous étonne d’ailleurs en s’aventurant allègrement dans le jazz-rock et la fusion alors qu’on le connaissait plutôt pour ses mélodies au sein du rock progressif des barbus. Pas étonnant dès lors que « Cold Fusion » nous surprenne en ouverture.

Aux côtés de notre guitariste, il y a comme de bien entendu son frère Neal Morse (claviers, guitare acoustique et mandoline), Dave Meros (basse), Nick D’Virgilio (batterie) et Ryo Okumoto (claviers). L’ancien Spock’s Beard est ainsi au complet. Il y a également le grand Jerry Goodman (Mahavishnu Orchestra) au violon, Eric Darken aux percussions, Gary Lunn à la basse et Scott Williamson à la batterie. Beaucoup de monde donc pour ce premier opus solo d’Alan Morse.

Si la fusion est toujours présente sur « Return To Whatever », notre guitariste se fait par moments plus mélodique aussi ce qui rappelle plus son style au sein de Spock’s Beard. Tout cela démontre aussi la variété des capacités d’Alan et on comprend mieux le haut niveau atteint par son groupe sur la scène progressive mondiale.

Parmi les autres titres forts de cette rondelle, on trouve « R Bluz » où douceur mélancolique style Gary Moore se mélange avec technique de bien belle manière, « The Rite Of Left » qui malgré sa mise plus en avant de la 6 cordes séduit par son côté progressif et des tons parfois plus hard rock, « Chroma » nous incitant à empoigner notre Air-guitar, ainsi que « Track 3 » à la mélancolie très Gary Moore une fois encore.

Avec ce premier album solo, Alan Morse démontre ses capacités de guitariste et elles sont nombreuses. Bien sûr il s’agit d’un album instrumental qui montre aussi ses limites. Néanmoins très bien réalisé, il arrive à se surpasser à tel point qu’il séduit. Et puis, s’il en est la vedette, il laisse aussi de la place aux autres ce qui permet à l’album d’offrir une belle diversité comparé à ce qu’offrent en général les guitaristes en solo.

Pays: US
InsideOut IOMCD 270
Sortie: 2007/04/23

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