GRAND ISLAND – Say No To Sin
Grand Island est un groupe norvégien atypique. Souvent les pays scandinaves nous fournissent des combos aux tons sombres et métal marqués par soit la violence soit la mélancolie. Ici point de cela. Les couleurs sont au contraire très américaines.
Le groupe est aussi une affaire de famille puisqu’il comprend en son sein deux fois deux frères. C’est ainsi qu’il y a Espen Gustavsen (chant principal, guitare), Pål Gustavsen (banjo, wuurlitzer, chant), Nils Ulset Brodersen (batterie, percussions), Inge Kristian Brodersen (basse) et Jon Iver Helgaker (claviers, chant).
Grand Island est tout le contraire de ce que l’on attend d’un groupe venant du grand nord. Leur rock est dynamique et plonge ses racines dans un certain punk-rock américain jusqu’à cependant y inclure des tons folk voire blues. Dès le premier titre, « Love is a dog from hell », cela part en force et il faut bien l’avouer cela fait bien plus que séduire, cela captive. Le rythme est endiablé.
Etonnant aussi ce « Fountain » qui démarre comme une fanfare pour ensuite dévergonder tout sur son passage. Le chant varie les tons et se montre d’une grande expressivité. Un régal ! Leur côté plus pop rock s’exprime sur « Us annexed ». Ils n’en oublient cependant pas leur côté déjanté et on aime ça c’est sûr. Sur « Set your house on fire », folie et guitare taillée en dentelles alterneront.
« Good enough » prend des couleurs country-folk (le banjo y est pour beaucoup) avec un chant très rock et nasillard. Encore une fois le mélange est détonant. « ..and then I still said yes to sin » devient Boogie avec le côté déjanté de notre Experimental Tropic Blues Band. « Vanity » offre un panel complet de leurs possibilités mélangeant les styles et se terminant même à la façon Floyd.
« Cobra Verde » a tout du single. Il est accrocheur avec son refrain tout simple. Le rythme est endiablé, irrésistible même, et puis les voix se mélangent en tout sens. « Them lucky boys » emboîte le pas avec une même folie surtout côté vocal. Le chant torturé et expressif de « Ghost in the lighthouse » est de toute beauté. Musicalement, il est très varié malgré ses seulement 3 minutes et demi. Seul l’orgue, et ses clichés très sixties, pourrait être critiqué. « The inbetween is the everything » est un véritable melting pot, tantôt plus rock, tantôt plus folk, tantôt pop.
Grand Island est une groupe atypique du grand nord. Ils étonnent par leur dynamisme et leur créativité dans un mélange total des styles. Ils ont un petit côté Devendra Banhart mélangé à du White Stripes. A découvrir !
Pays: NO
Racing Junior RJCD035 / Bang!
Sortie: 2007/04/16
