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IRON FIRE – Blade of Triumph

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Après « Revenge » sorti en 2006, les danois de Iron Fire reviennent avec ce nouvel opus heavy metal imprégné de progressif symphonique. Fondé à la fin du 20e siècle seulement par le chanteur Martin Steene, alors encore à l’école, le groupe présente pourtant déjà une bonne dose de maturité pour ce qui est quand même son quatrième opus.

Chez Iron Fire, les guitares délivrent des riffs ravageurs sur des tons heavy, la rythmique martèle tant qu’elle peut et le chant s’y pose à la manière d’un Helloween. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard si Tommy Hansen est leur producteur attitré. Leur côté progressif leur donne aussi un petit air de Royal Hunt. Pourtant pas de claviériste chez Iron Fire, mais deux guitaristes tout de même. Voilà qui explique beaucoup quant à l’énergie qu’ils diffusent.

Plus que « Dragonheart » qui ouvre l’album et ferait aussi un bon single, « Bloodbath of Knights » impressionne par sa débauche guitaristique et ses ambiances diverses. « Dawn of Victory » fait plus dans le heavy rock symphonique et cela s’amplifie encore sur « Lord of the Labyrinth ». La voix de Steene fait merveille sur ces titres, l’occasion donc d’attirer l’attention sur son excellent chant.

La section rythmique dévastatrice emmenée par le batteur n’en finit pas de déménager. Ecoutez « Bridges Will Burn ». Par contre « Follow the Sun » fait baisser un peu le niveau. Même si les guitaristes assurent, la batterie semble vaciller. Sur « Steel Invaders », le chant est plus rugueux, la voix arrache le métal à la manière d’un Alice Cooper.

« Jackal’s Eye » s’adoucit un peu même si les guitares sont super heavy par moments (un peu de Black Sabbath), les mélodies reprennent le dessus et le chant s’envole. Voilà qui résonne comme un hymne. « Legend of the Magic Sword » tranche par son côté ballade doucereuse et acoustique. Un peu de folklore viking baigne l’atmosphère. Mais tout cela est pour mieux plonger dans « Gladiator’s Path » aux tons lourds et sombres imposés par l’endroit. Enfin, « Blade of Triumph » fait gronder la batterie qui est la seule à impressionner ici, le titre étant un peu plat. Dommage car l’album termine ainsi sur un bémol.

Ce nouvel opus de Iron Fire devrait régaler les fans de Helloween, Iced Earth et les autres du genre. Le charisme de leur chanteur et l’efficacité de leurs deux guitaristes sont pour beaucoup dans la réussite de l’album.

Pays: DK
Napalm Records NPR 210
Sortie: 2007/07/02

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