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PINBACK – Autumn of the Seraphs

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C’est fou la tonne de littérature musicale que l’on peut trouver sur Internet à propos de Pinback. On y apprend que le groupe est originaire de San Diego, Californie. Qu’il tire son nom d’un personnage du film Dark Star (pour les plus jeunes d’entre nous, il s’agit d’un des premiers films de science-fiction, tourné entre 2001, l’odyssée de l’Espace et Star Wars, mis en scène par John Carpenter). Que le dernier album en date « Summer in Abaddon », est sorti il y a 3 ans. Qu’ils sont l’équivalent US indie de Steely Dan. Que leur style s’apparente au math-rock, c’est-à-dire un rock qui se caractérise par l’usage de rythmes syncopés en 7/8 ou 11/8 créant une confusion des genres qui peut dérouter l’auditeur (écoutez « Walters », plage 7). En réalité il s’agit d’un sous-genre de rock, heavy-metal, rock progressif comme ont pu le décliner Yes, Genesis, Pink Floyd, Frank Zappa, King Crimson mais aussi des groupes plus punk comme Nomeansno.

Les compositions de Pinback – soit Armistead Burwell Smith IV (aussi connu sous le nom de Zach Smith) et Rob Crowson (également multi-instrumentistes) -sont soignées, comme en témoigne « From Nothing to Nowhere » qui ouvre l’album dont le thème principal qui rappelle une bonne intro de Nirvana. « Barnes » manque de pêche même s’il démontre ce qu’est le math rock. Le rythme sautillant de « Good to Sea » donne au morceau un coté ensoleillé, qui rappelle des hits radios de Genesis et certains tubes de Mike and the Mechanics.

« How We Breathe » sonne un brin classieux, avec l’impression d’entendre des bons élèves faire une musique un peu scolaire. « Subbing for Eden » est agréable à écouter avec ses mélodies labyrinthiques et une voix proche des Fab Four. Le piano en cascade vient lubrifier la guitare rythmique sur « Devil You Know » donnant au morceau un aspect coulant. « Blue Harvest » semble avoir volé l’intro à « Message in the bottle » de cette bande de chochottes de Police (depuis qu’ils ont annulé leur concert à Anvers). L’album s’achève sur « Off by 50 » et sa rythmique lente slow metal.

Bon. Tout cela manque tout de même d’un brin de folie et de fantaisie. Enfin, on ne sait quoi dire de la pochette tout du moins déroutante à mi-chemin entre les couvertures de Marillion et de l’heroic fantasy. Allez, tiens, je retourne sur MySpace écouter un morceau du dernier Animal Collective, de Dieu !

Pays: US
Touch and Go Records 936172100026
Sortie: 2007/09/10

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