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DOWD, Johnny – A Drunkard’s Masterpiece

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Johnny Dowd nous propose ici quelque-chose de très différent de ce qu’il fait sous le nom de Hellwood et notamment l’album « Chainsaw of life«  sorti en 2006. Cet opus est plutôt un ensemble de trois concepts aux tons bien différents.

Johnny Dowd est accompagné au chant par Kim Sherwood-Caso et à la batterie par Willie B. On les retrouvait tous les deux sur l’album de Hellwood. S’ajoute le claviériste Michael Stark et en invité le percussionniste Justin Asher.

La première partie baptisée « Opus I » démarre en douceur. « Tout le monde veut aller au paradis, mais personne ne veut mourrir » nous dit Johnny. Kim caresse nos tympans alors que Johnny déclame son texte, à part la guitare c’est d’ailleurs à cela qu’il se consacrera sur l’album laissant le chant à Kim. L’ambiance de ce « Danger/Blind Painter Paints Black » est alors tendue. Le morceau nous prend petit à petit par les tripes. Vraiment un grand moment de la rondelle. Durant la suite de cette première partie les tons changent jusqu’à s’aventurer dans le jazz-rock voire quelques tons Velvet Underground. Vraiment rien à voir avec le folk-rock de Hellwood. Sur « Off Broadway », on s’approchera même de Santana. Cela se terminera telle une danse transcendantale autour d’un totem.

« Opus II » est tout aussi fouillé nageant entre les Doors et Cream avec des passages guitare presque fusion. « Mettre du rouge à lèvre à un cochon » est le texte d’introduction. Cela a pour but de montrer la folie de l’homme, l’argent facile et l’union des idiots (c’est un titre!). Faut pas chercher bien loin pour comprendre qu’il s’agit d’une critique virulente de la société américaine. D’où cette guitare déchirée qui s’entrecroise avec l’orgue. Les percussions y ont aussi une grande importance comme croisant le fer. Notons encore ce riff emprunté au « Smoke On The Water » de Deep Purple.

Le troisième opus démarre sur des tons plus sud-américains voire cubains. « Caboose » est imprégné par l’orgue et un rythme bien typique alors que Johnny assure une bonne partie des vocaux. La guitare se torture sur ce moment intense et envoûtant. En écoutant le captivant « Adultress », c’est au Velvet de Nico que l’on pense.

Finalement, avec cet opus déroutant et étonnant, Johnny Dowd se pose en conteur. Il s’aventure aussi dans différents styles ce qui fait la diversité de l’album. Cependant c’est peut-être aussi cela qui en fait un album plus difficile à aborder et il vous faudra prendre le temps de l’écouter pour l’apprécier. Mais rien qu’à écouter le travail réalisé à la guitare, on ne s’en lasse pas.

Pays: US
Munich Records MRCD 290
Sortie: 2008/03/24

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