JIM COFEY – Black Box Allegations
Jim Cofey n’est pas loin de valoir Voodoo Boogie mais dans un style fort différent fait de blues jazzy et funky, avec l’apport de cuivres. Quoi qu’il en soit, l’un et l’autre sont bons dans leur domaine propre. Le groupe joue une musique funky qui s’inspire des sixties et des seventies à la Nouvelle-Orléans.
Patrick Cuivers, Jan Ieven et Steve Wouters ont fondé Jim Cofey après avoir joué ensemble au sein de Lurrie Bell & Dallas Hodge. On retrouve ici Rob Vanspouwen et Gert Servaes de Voodoo Boogie mais ils se mettent au service d’une musique fort différente et pleine de qualités.
« A Lie Is A Lie », qui parle de séparation, est un morceau jazzy bien chanté qui comprend une section de cuivres avec Igor Maseroli au saxophone, Carlo Nardozza à la trompette et Nick Caris au trombone. Le funky « Bricks & Tiles » comprend aussi la même section cuivres et nage un peu dans les mêmes eaux que le premier titre. Très bien joué, « Seems Like Yesterday » est aussi un titre jazzy qui met en valeur les cuivres et les percussions.
« Kinky Reputation » est un autre morceau funky qui invite à la danse et à la joie de vivre. Le piano de Patrick Cuivers s’en donne à coeur joie et communique son tonus et son optimisme à tous. Plein de surprises, « She’s So Guilty » garde un humour bien présent du début à la fin. Introduit par les cuivres, « Waste of Time » est aussi un très bon morceau funky remarquablement chanté par Patrick Cuivers.
« The Table » est un morceau lent, calme et intimiste introduit par le piano et qui met en scène le chant remarquable qui fait un peu penser à Ray Charles. Pour un chanteur belge, ce n’est pas un mince exploit. « Fat Cakes » change de tempo sous l’impulsion de la basse, de la batterie et de l’orgue. Plus saccadé, aidé par les cuivres, il dégage aussi son lot de funk et son caractère tonique est une bénédiction pour les longues soirées estivales, tandis que « The Blame », plus long et plus lent, dégage un sentiment de bien-être à l’écoute du saxo, de la trompette et du trombone.
C’est de nouveau l’orgue qui colore « That Ain’t Bad » de mille feux avec l’aide des cuivres. Le mid tempo « Chew The Fat » débute au contraire par des percussions et l’orgue reprend un peu plus loin, accompagné par la guitare. Le morceau funky se déroule ainsi comme un long fleuve tranquille jusqu’à l’apparition de la basse qui transcende le morceau jusqu’à la fin. « Four Corners », plus soul, se déroule sur un rythme échevelé et attend les cuivres et l’orgue pour se déchaîner jusqu’à la fin.
Très bon album qui s’adresse surtout aux amateurs de funk et de jazz.
Pays: BE
Naked Productions / Bertus NP014
Sortie: 2008/04/27
