CD/DVDChroniques

OPETH – Watershed

Notre évaluation
L'évaluation des lecteurs
[Total: 0 Moyenne: 0]

Opeth nous propose son 9e opus studio, « Watershed », qui succède à « Ghost Reveries » paru en 2005. Le groupe suédois et son leader Mikael Akerfeldt (chant et guitare) nous proposent 7 morceaux, dont la durée totalise 55 minutes. Deux nouveaux venus ont rejoint Opeth : le guitariste Frédrik Akesson (ex-Arch Enemy) en remplacement de Peter Lindgren et le nouveau batteur Martin Axenrot suite au départ de Martin Lopez en 2006. D’emblée, les deux derniers arrivés s’imposent avec force : Martin Axenroth est un batteur de très haut niveau, puissant, fin, extrêmement dynamique et techniquement irréprochable. Quant à Frédrik Akesson, ses soli sont très inspirés, servis par une maîtrise évidente de la guitare.

« Watershed » s’ouvre avec « Coil », splendide morceau acoustique soutenu par une basse légère dans lequel Mikael Akerfeld partage le chant avec Nathalie Lorichs, chanteuse folk suédoise. « Heir Apparent » enchaîne avec une intro puissante et s’étire ensuite pendant presque 9 minutes sur un train d’acier et de chant death metal. « The lotus Eater » poursuit de façon plus variée.

« Burden » affiche clairement une coloration classic rock et traduit une sensibilité particulière, pour finir en acoustique. Splendide. Mikael Akerfeld, influencé par Scorpions, Pink Floyd et Led Zeppelin entre autres, a déclaré avoir donné une facture plus classic rock à cet album, c’est particulièrement décelable dans ce morceau qui contient un solo Hammond, et dans les soli de Akesson.

« Porcelain Heart » dégage ses 8 minutes dans des changements de rythme parfaitement enchaînés. Quelle section rythmique ! Les deux Martin (Mendez, basse et Axenrot, batterie) sont impeccables et parfaitement en phase.

« Hessian Peel » démarre comme Dire Straits époque « Love Over Gold » mais prend vite une direction Opeth et les claviers de Per Wiberg se fondent alors dans une ampleur nostalgique puis le morceau se réveille. Tout au long de « Watershed », les claviers de Per Wiberg sont d’ailleurs superbes de retenue et en même temps tellement efficaces.

« Hex Omega » clôt l’album de belle manière en démarrant sur un rythme soutenu avant de développer une partie plus calme en son centre et revenir ensuite au rythme initial.

Les morceaux constituant cet album montrent tous, à l’exception de « Coil », une structure atypique propre à Opeth et donc d’une manière générale les morceaux alternent parties calmes et nerveuses, tandis que les musiciens sont impressionnants de technique sans jamais être gratuitement démonstratifs, accompagnant le chant d’Akerfeldt, qui n’est pas sans rappeler Greg Lake à l’époque King Crimson.

« Watershed », produit magistralement par Mikael Akerfeldt et Jens Bogren, est un excellent album de progressif death/black metal et Opeth démontre une maturité de haut niveau dans l’écriture et le jeu des musiciens. Assurément un des meilleurs albums d’Opeth et un bien beau voyage dans le prog-metal, le tout servi avec un très beau livret.

Liste des morceaux :

  1. Coil (03:10)
  2. Heir Apparent (08:50)
  3. The Lotus Eater (08:50)
  4. Burden (07:41)
  5. Porcelain Heart (08:00)
  6. Hessian Peel (11:25)
  7. Hex Omega (07:00)

Pays: SE
Roadrunner Records 7962-2
Sortie: 2008/06/02

Laisser un commentaire

This website uses cookies to analyze site traffic and improve your experience. By continuing to use this site, you consent to our use of cookies.
Music In Belgium