IRON MAIDEN – Somewhere back in time : The best of 1980-1989
Iron Maiden n’a pas son pareil pour occuper le terrain et tenir ses fans en haleine au fur et à mesure que se déroule sa monumentale carrière. Le groupe du bassiste Steve Harris a été fondé il y a 32 ans et depuis ce jour, il a aligné les disques d’or, les tournées pharaoniques, écoulé des millions d’albums et fait venir la moitié de la population mondiale à ses concerts. Respect total, donc, pour le groupe qui représente la quintessence du heavy metal né dans les années 80. 2008 est encore une fois une année Iron Maiden, qui voit ce dernier arpenter les scènes mondiales avec son ambitieux concept consistant à faire renaître le souvenir de la tournée Powerslave qui fut en 1984-85 l’événement planétaire du monde du hard rock. Revoici Eddie, le célèbre monstre du groupe, déguisé en pharaon ou en momie et tout le monde se précipite à nouveau voir les grands maîtres sur scène.
Alors, entre deux albums studio (le dernier « A matter of life and death » de 2006 était tout simplement magnifique), quoi de mieux qu’un petit best of pour continuer à dévaliser les porte-monnaie des fans? C’est le but de ce « Somewhere back in time », compilation dédiée aux années 1980 et qui reprend les grands titres de la Vierge de Fer. Voici le détail, dans le désordre : « Children of the damned », « The number of the beast », « Run to the hills », « Halloweed be thy name » (de « The number of the beast », 1982), « The trooper » (de « Piece of mind », 1983), « 2 minutes to midnight », « Powerslave » (de « Powerslave », 1984), « Wasted years » (de « Somewhere in time », 1986), « Can I play with madness », « The evil that men do » (de « Seventh son of the seventh son », 1988). Enfin, « Aces high », « Phantom of the opera », « Wrathchild » et « Iron maiden » viennent du « Live after death » de 1985. Les plus perspicaces auront immédiatement remarqué que ces trois derniers titres viennent en studio des albums « Iron Maiden » (1980) et « Killers » (1981), disques où figurait le premier chanteur Paul DiAnno, remplacé en 1981 par Bruce Dickinson. Or, le choix s’est porté sur les versions live de 1985 parce que c’est Bruce Dickinson qui chante. On dirait qu’Iron Maiden tient à tout prix à effacer le souvenir de Paul DiAnno, dont la participation aux débuts du groupe fut cependant déterminante, pour ne pas dire cruciale.
Cette constatation n’est pas neuve. Elle s’applique au dernier best of de 2005 et à l’avant-dernier de 2002. Justement, en parlant de best of, on compte dans la discographie de Maiden des greatests hits en 2005 (« The essential Iron Maiden »), 2002 (« Edward the Great »), 1999 (« Ed hunter »), 1996 (« Best of the beast »), c’est-à-dire quasiment un tous les trois ans. Comme le groupe ne sort un album studio que tous les trois ans, on comprendra que le contenu de ces best of n’est pas très innovant. On retrouve pour ainsi dire les mêmes titres, à quelques exceptions près, tournant autour de la période 1980-1990. Donc, ce « Somewhere back in time » n’apprendra rien à ceux qui possèdent déjà les albums studios ou les compilations précédentes. Evidemment, il y a les collectionneurs fous, qui ont déjà ce best of, et tous ceux qui veulent découvrir Iron Maiden parce qu’ils l’ont négligé dans le passé ou qu’ils viennent d’avoir douze ans et cherchent à se mettre au hard rock en découvrant les grands classiques. Pour eux, « Somewhere back in time » est une bonne affaire car, multiplication des produits de vente ou pas, Iron Maiden reste un groupe incontournable, célèbre et vénéré de la Patagonie jusqu’aux faubourgs d’Irkoutsk, en passant par Sainghin-en-Mélantois ou New Dehli.
Pays: GB
EMI 50999 214 7072 1
Sortie: 2008/05/12
