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WALRUS – Walrus

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Fondé Angleterre en 1969, Walrus fait partie de ces groupes dont l’Histoire n’aura quasiment rien retenu. A l’époque, il eut sa chance et pu enregistrer, mais ne rencontra aucun succès, même mineur. Il splitta en 1972. Inconnus auparavant, ses membres le resteront par la suite, si l’on excepte leur ultime batteur, Ian Mosley, que l’on retrouvera avec Steve Hackett et Marillion.

« Walrus », leur unique album, sortait en décembre 1970. Il mélange allègrement les genres. Le groupe semble se chercher entre le « British Blues » à la John Mayall, le « Rock-Jazz » à la Blood, Sweat & Tears et Chicago, et le « Jazz-Rock » anglais typique de l’époque. A l’occasion, il se baigne aussi de « Rhythm & Blues » et de « Psychédélisme ». Au niveau de l’interprétation, elle reste toujours honorable, avec une mention particulière pour celle du bassiste, qui a beaucoup écouté Jack Bruce et John Entwistle, et celle de la section de cuivres. Malheureusement, en plus de cette direction peu claire, il faut bien reconnaître que l’ensemble ne s’appuie que sur peu de compositions franchement transcendantes.

« Who Can I Trust » fait partie de celles-ci. Le choix de sa sortie en single se justifiait pleinement. L’ensemble est nerveux, puissant, bien tourné et entraînant. L’influence de Chicago est indiscutable, avec une intense participation des cuivres.

Première partie du second titre, « Rags and Old Iron » apparaît comme un simple prolongement de ce qui précède, avec plus encore de diversités instrumentales. Le chant reste impeccable, avec des accents proches de Graham Bond et John Mayall. Une ouverture s’opère ensuite vers le « British Blues » et le « Rhythm & Blues » dans « Blind Man ». Pour terminer, « Roadside » sonne comme une pièce des Who .

La flûte domine « Why » avec l’appui de la guitare acoustique et du piano. Elle donne une couleur plus « Folk » et « Psychédélique ». Si « Turning » manque d’intérêt, « Woman » est un bon « Blues » qui permet au guitariste de bien se défouler.

« Sunshine Needs Me » retrouve de nombreux traits des Who, avec un apport supplémentaire des cuivres. « Coloured Rain », une reprise de « Mr. Fantasy » de Trafic, reste une petite merveille à la limite du « Jazz » et du « Rock ». « Tomorrow Never Comes » n’est pas très réussi. La guitare se retrouve étouffée par les cuivres.

Le titre en bonus, « Never Let My Body Touch the Ground », provient d’un autre single. Tous les ingrédients nécessaires à la recherche prioritaire d’un « Hit » se rassemblent ici. Il n’empêche, c’est bien fichu.

En conclusion, il faut bien avouer que « Walrus » n’apparaît pas comme une priorité, mais mérite malgré tout une attention.

Les titres (44’18) :

  1. « Who Can I Trust » (Hawthorn) (2’36)
  2. « Rags and Old Iron – Blind Man – Roadside » (Brown Jr/CurtisHawthorn) (13’42)
  3. « Why » (Hawthorn) (4’31)
  4. « Turning – Woman – Turning » (Hawthorn) (7’21)
  5. « Sunshine Needs Me » (Hawthorn) (3’24)
  6. « Coloured Rain – Mother’s Dead Face in Memoriam – Coloured Rain (Reprise) » (Winwood/Capaldi/WoodWalrus) (6’07)
  7. « Tomorrow Never Comes » (Hawthorn) (3’38)
  8. « Never Let My Body Touch the Ground » (Hawthorn) (2’56) (*)

(*) bonus

Les interprètes :

  • Steve Hawthorn : Basse
  • John Scates : Guitares
  • Nick Gabb : Batterie (2, 3, 4, 5, 7)
  • Barry Parfitt : Orgue & Piano
  • Noël Greenaway : Chant
  • Don Richards : Trompette
  • Roy Voce : Saxophone Ténor
  • Bill Hoad : Saxophones Soprano, Alto, Ténor & Bariton, Clarinette & Flûtes
  • Roger Harrison : Batterie & Percussions (1, 2, 6)
  • Ginger Johnson, Eric & Famia : Afro-Percussions (2)

Pays: GB
Esoteric Recordings ELEC2071
Sortie: 2008/07/21 (réédition, original 1970)

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