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ROLAND, Paul – Nevermore

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Après « Re-Animator«  sorti en 2006, revoici Paul Roland avec un nouvel album studio enregistré avec les mêmes musiciens excepté les deux membres de Caravan qui étaient invités sur le précédent.

Avec ses talents de conteur, Paul nous raconte « Edgar Allan Poe ». L’ambiance est sombre et mystérieuse. Il se penche ensuite sur le dernier voyage du Nautilus. L’histoire se déroule en trois actes. Le premier est consacré au Capitaine Nemo, nous sommes plongés (c’est le cas de le dire!) dans les profondeurs océaniques avec une mélodie lancinante. Le second est un instrumental consacré au dernier voyage, logique donc qu’on nage en pleine mélancolie. Le troisième se penche sur la fin du sous-marin qui devient épave hantée par les fantômes de l’équipage sur fond de guitare floydienne.

Après ce passage aux tons océaniques, Paul Roland nous ramène sur ses terres. Quelques tons folk sur une rythmique rock pour « Leatherface », somme toute assez moyen. Pas de doute on lui préférera « Great Deceiver », plus prenant, plus dur aussi. C’est l’affrontement entre le bien et le mal, avec un diable qui suscite la discorde. Nous pourrions faire facilement le parallèle avec ce que répandent certains politiciens de notre plat pays.

Pour la seconde moitié de ce nouvel opus, l’oncle Paul reprend ses tons Al Stewart qu’on aime tant. Il nous conte « Eight Little Whores », ou l’histoire des rues de Whitechapel, nous entraînant dans le sillage de Jack l’éventreur. « Ghost Dance » prend un côté folk-rock pour nous mener sur des terres indiennes. Puis c’est le magicien « Abramelin » qui nous fait quelques tours de sorcellerie. Petit à petit on passe de Al Stewart à Blackmore’s Night comme le prouveront le traditionnel « Sam Hall » et le bonus « Foggy Dew », mais avant nous devrons passer par l’étape de la confession et en cela « Tell-Tale Heart » est sans doute le moment le plus poignant de l’opus car il y règne une intensité cultivant le mystère sur laquelle la voix de Paul Roland fait merveille.

Finalement cet album nous semble un peu moins cohérent que « Re-Animator » (2006) ou « Pavane » (2004). Il manque le petit plus qui ferait tout décoller. N’empêche que cela reste un bon album de Paul Roland et ses fans ne le manqueront pas.

Pays: GB
Syborg Music sbm 009-3
Sortie: 2008/09

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