PLANET P PROJECT – Levittown: Go Out Dancing (part II)
Fin 2004, l’ancien claviériste de Rainbow, le multi-instrumentiste Tony Carey, nous proposait la première partie de « Go Out Dancing », « 1931« . Près de quatre ans plus tard, Planet P Project revient à le second volume, suite du concept entamé en 2004. Il est donc tout à fait normal d’y retrouver les mêmes tons, d’avoir l’impression d’être dans le même bain.
La première partie nous dévoilait des moments sombres qui collaient parfaitement au concept basé sur l’avant seconde guerre mondiale. « Levittown » est lui plus joyeux en son début. Les tons sont plus acoustiques. Un titre comme « The New Frontier » a tous les atouts d’un bon single. Sa mélodie est accrocheuse, mais les arrangements sont peut-être un rien pompeux. En tout cas, la voix de Tony Carey n’a rien perdu de sa superbe. Il a ce petit grain qui vous fait frémir. Il sera même très hard rock sur « Levittown ». Pourtant, entre le premier morceau et le reste de l’album, il y a une différence de niveau gênante, une erreur de mixage un peu dommageable.
Les influences de Pink Floyd, époque « The Wall » et « The Final Cut », ainsi que des premiers opus solo de Roger Waters sont toujours bien présentes. Pourquoi s’en plaindre, c’est tellement bien fichu, et comme Waters ne fait plus rien pour l’instant… Carey nous explique qu’après la seconde guerre mondiale les américains sont venus chercher les scientifiques allemands afin de monter leur programme spatial. Pas étonnant donc que l’ambiance de « White Sands » soit plus planante et donc très floydienne. Mais cela va plus loin car un peu de jazz-rock s’y mêle. Sur « Saw a Satellite », il se fait plus enrobant, une merveille avec sa voix légèrement déchirée.
Une myriade d’effets et voici « This is Heaven ». La basse s’y fait mystérieuse, à la manière de Waters au début du Floyd. La puissance de « In Babylon » est un grand moment de cet album. Il se transforme en hymne avec des choeurs d’une grande puissance et un chant varié et intense. « Fremont Street » scintille de par ses claviers. « Where We Want You » continue sur des tons mélancoliques. La voix de Tony n’est sans rappeler par moments un certain Meat Loaf.
« All God’s Children » est un plaidoyer pour l’union des êtres humains quelle que soit leur religion. C’est vrai en somme, nous sommes tous des fils de Dieu nous confie-t-il. La guitare se contorsionne pour introduire un « Waiting For You » très Waters. Le chant presque parlé s’y pose à merveille. « Your Eyes » prend plus les couleurs du précédent opus, comme un retour aux sources imbibé de MMEB. L’ambiance floydienne continue avec le côté dramatique de « What We Did », une remise en question des actes commis. La guitare torturée de « Go Out Dancing » fait la fête pour une dernière danse à la fin du monde.
Ce second volet de la saga « Go Out Dancing » est indispensable à tous ceux qui ont acquis le premier. Un troisième et dernier volet est en préparation. Si vous aimez le Pink Floyd de Roger Waters (« The Wall », « The Final Cut » et sa carrière solo) ainsi que le Manfred Mann’s Earth Band du temps de Chris Thompson, vous devez vous pencher sur Planet P Project car vous avez là une fameuse découverte à faire. Un conseil cependant, commencez par le premier volume.
Pays: DE
auto-production
Sortie: 2008/08
