CD/DVDChroniques

UNRUH, Steve – Resistor

Notre évaluation
L'évaluation des lecteurs
[Total: 0 Moyenne: 0]

Au fil des albums, Steve Unruh, multi-instrumentiste américain, évolue. Son folk-rock d’antan, qui avait des couleurs Jethro Tull, Yes ou Camel, a quasi disparu. En plus, avec « Resistor », c’est un véritable band qui l’entoure, Unruh s’occupant principalement du chant et de la guitare.

Tout cela se ressent d’emblée sur le premier morceau « Reincarnation ». Une dynamique puissante nous prend par les tripes. Le band explose et cette puissance fait de ce titre un rock plus moderne que les tons auxquels il nous avait habitués. En fait, on se rapproche ici de ce que fait Phideaux.

La flûte a malgré tout sa place dans ce monde plus brut. C’est toujours Steve qui s’y colle. « Jethro Fran » dit bien ce qu’il veut dire. L’influence du Tull est donc encore présente. « Restless Angel » est une pièce épique, de près de douze minutes, découpée en différents passages. Le début est plus acoustique avec une voix douce et mélancolique. Quelques percussions peuplent l’ambiance tissée par la guitare. Le titre évolue petit à petit, l’ambiance décoiffe tout en passant par des tons King Crimson. Le gros son distortionné de la guitare rappellent un peu le début des années 70.

A côté de cela « Fair to Say » paraît bien léger. Même avec son côté bluesy, il ne parvient pas à nous séduire. Trop différent peut-être… Tout son contraire sera « As of Yesterday ». La guitare s’énerve, le rythme s’accélère avec un petit air de Deep Purple, excepté la voix aux airs Ian Anderson. Cela reste quand même moyen. L’instrumental « 222 » tourne autour de la guitare qui prend des tournures Santana. Tout cela n’est pas bien neuf. Le ventre mou se prolonge un peu.

Il faudra attendre « Moondog » pour relever la tête. Guitare incisive, rythme lourd et gras, breaks à foison, une variété musicale qui arrive à point pour nous réveiller d’une torpeur grandissante. Tout est plus technique et terriblement bien réalisé. « Waiting to Believe » se fait plus mystérieux. Arpèges légères et voix langoureuse tissent l’ambiance qui grimpe au fil de l’eau.

Avec Steve Unruh, les amateurs de Jethro Tull se seront pas dépaysés. Cet album est néanmoins plus rock, plus dur aussi, bref il résiste. Le côté folk de l’artiste se fait plus discret. Et puis ici, il est accompagné d’un groupe alors qu’avant il faisait tout lui-même. C’est sans doute cela qui fait la différence. Mais est-ce un plus ?

Pays: US
Auto-production
Sortie: 2008/08/19

Laisser un commentaire

This website uses cookies to analyze site traffic and improve your experience. By continuing to use this site, you consent to our use of cookies.