CD/DVDChroniques

LOW FREQUENCY IN STEREO (The) – Futuro

Notre évaluation
L'évaluation des lecteurs
[Total: 0 Moyenne: 0]

Depuis le début des années 2000 et la percée de groupes comme Röyksopp ou Kings Of Convenience, la Norvège a retrouvé une place de choix sur l’échiquier musical mondial. Dans la case « bien moins connu mais tout aussi actif sans pour autant être moins intéressant », on peut épingler sans crainte The Low Frequency In Stereo.

Derrière ce nom étrange se cache un quintette originaire de Haugesund sur la côte ouest de la Norvège. La particularité du groupe est que chaque membre contribue aux vocaux, en plus de jouer de son instrument. Ainsi, on y retrouve le bassiste Per Steinar Lie, le batteur Ørjan Haaland et la percussionniste Hanne Andersen qui sont les membres fondateurs du groupe, auxquels se sont rajoutés récemment le guitariste Njål Clementsen et l’organiste Linn Frøkedal. Au départ considéré comme groupe de post rock, ils ont petit à petit évolué vers un son plus varié, laissant de la place à des influences plus larges, sans pour autant renier leurs origines.

« Futuro » est le quatrième album du combo, qui commence d’une manière assez surprenante avec « Turnpike », un morceau instrumental limite expérimental aux relents jazzy. Mais à partir de la deuxième plage (« Texas Fox »), on part dans des directions nettement plus rock, avec une batterie parfaitement dosée et des guitares à la limite de la distorsion sans pour autant agresser les oreilles. L’avantage d’avoir plusieurs vocalistes est que l’on ne s’ennuie jamais tout au long de la quarantaine de minutes que dure la plaque. Et comme ils se sont ouverts à des horizons plus vastes, on se laisse emporter au gré des morceaux par un indie pop à la Lush mâtiné de pointes orientales (« Starstruck »), un rock sombre à la Mogwai (sans les larsens) avec une voix proche de celle d’Anne Clark (« Mt. Pinatubo ») ou encore un titre mélancolique tout en restant léger qui fait penser à Joy Division (surtout la basse) (« Sparkle Drive », un single potentiel), tandis que « The End Is The End » rappelle de temps à autre Wilco.

L’album se clôture avec « Solar System », un melting-pot progressif de près de dix minutes qui met l’accent sur les guitares cinglantes propres au shoegazing. Quand on vous dit qu’ils ratissent large… Mais ils le font avec tellement d’habileté que cet album en devient attachant. Le futur de The Low Frequency In Stereo s’annonce donc radieux. Et si finalement eux aussi commençaient à contribuer à la bonne santé du rock norvégien…

Pays: NO
Rune Grammofon RCD 2082
Sortie: 2009/02/23

Laisser un commentaire

This website uses cookies to analyze site traffic and improve your experience. By continuing to use this site, you consent to our use of cookies.