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OXSANA PRISM – Eden Hidden Inside

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Oxsana Prism, voici un nom de groupe assez intriguant, tout autant que la pochette de leur premier album, « Eden Hidden Inside », sur laquelle on voit la peinture d’un ange à proximité d’un repose-tête rouge, tandis que la police de caractère choisie pour le titre tire plutôt vers le gothique…

Originaires de Tournai, ce quatuor composé de musiciens déjà aguerris (ils ont tous déjà une solide expérience dans le milieu) s’articule autour de la voix et du clavier de Valérie Dereppe. C’est en 2006 que le line-up se stabilise avec le guitariste Patrice Verrier, le bassiste Alex Koussonsky et le batteur Stéphane Rossewy.

Ce premier album aura mis pas mal de temps à arriver, surtout lorsque l’on sait que les enregistrements ont débuté en 2007 sous les oreilles avisées de Mario Guccio et de Roland De Greef, respectivement chanteur et bassiste de Machiavel. Mais là, il est bien entre nos mains et au vu des lignes précédentes, on se demandait vraiment à quoi pouvait ressembler le produit fini…

« Eden Hidden Inside » commence avec « Swallow Dive » et « As White As A Sheet », deux morceaux assez pop qui mettent en avant la voix de Valérie Dereppe. Une voix qui fait penser à un mélange improbable entre Stevie Nicks et Siouxsie Sioux. Pas vraiment Fleetwood Mac (si ce n’est la batterie à certains moments) mais pas tout à fait gothique non plus. Le son de Oxsana Prism se situe quelque part entre les deux, et tend plutôt vers une new wave aux relents plus nerveux grâce à des guitares bien dosées (« Burning My Wings », « Friendship »). C’est d’ailleurs quand les guitares sont mises en valeur que le groupe est le plus convaincant, d’autant plus que la voix suit le mouvement et y est plus enlevée. Pointons aussi le très réussi « Silver Lining » avec ses guitares très Cure du début des années 80, « Inner Voice » avec ses effets réverb dans la voix et son surprenant passage en allemand ou encore l’atmosphérique « Ghost Of A Doubt ».

La plaque se clôture comme elle a commencé, c’est-à-dire avec les versions longues des deux premiers titres. N’oublions toutefois pas de mentionner la plage titulaire, qui débute avec une voix plaintive avant de sombrer dans un semblant de chaos et de se clôturer sur des gazouillis d’oiseau. On est dans le jardin d’Eden, bien évidemment. Mais ici ni Adam, ni Eve, juste un album intéressant qui, grâce à ses sonorités vintage, devrait ravir les auditeurs de Classic 21…

Pays: BE
Moonzoo Music MOONZOO 221 2008
Sortie: 2009/03/20

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