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TAYLOR’S UNIVERSE – Return to Whatever

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Nous vous avions déjà parlé de Taylor’s Universe, projet du claviériste danois Robin Taylor, lors de la sortie de « Terra Nova«  en 2007. Cette même année, il y avait aussi eu « Soundwall«  réalisé en collaboration avec le guitariste de heavy metal Michael Denner. Taylor’s Universe revient avec cette fois un album tout en finesse. Denner est toujours présent à la guitare, qui n’est pas du tout heavy metal.

Sur « Mooncake », Robin Taylor dévoile des couleurs ELP, mais aussi des moments de saxo qui ne sont pas sans rappeler Supertramp. Le morceau est accrocheur, malgré le fait qu’il soit instrumental. Tout l’album est d’ailleurs instrumental, si ce n’est les quelques voix féminines distillées très discrètement (vraiment!) par Louise Nipper, qui est aussi l’ingénieur du son de ce disque. L’ambiance se veut mystérieuse et lancinante sur « July 6th ». Nous voilà captivés comme avec Pink Floyd. L’envolée de saxo qui introduit « Haunted Yellow House » est carrément subliminale. Les arrangements qui l’entourent sont splendides. Mais Taylor sait varier les plaisirs. Il enchaîne avec des tons plus classiques, puis se fait d’une grande discrétion avec une ambiance planante qui s’énergisera (fallait l’inventer celui-là!) en revenant vers des tons Emerson.

On ressent aussi de-ci de-là un léger jazz-rock style Canterbury. Le mélange des styles est d’ailleurs une des richesses de cet opus. Ce résultat apparaît évident sur « The Atlas Clock ». Ici le violon a droit à son petit solo, ce qui donne un coloration Curved Air. C’est la flûte qui se révèle sur « Earth ». Les tons sont ainsi plus folk. Mais ensuite cela devient jazz-rock, l’orgue n’hésitant pas à partir à l’aventure, le saxo enchaînant. La guitare fera sa wah-wah sur « Pink Island ». C’est vrai qu’ici elle est à la fête, plus que sur le reste de l’opus. Elle s’aventure même dans des élans psychédéliques et hypnotiques vers un monde torturé à souhait, alors que basse et batterie martèlent un rythme lent et envoûtant. L’album se termine avec la reprise de « Mooncake » qui introduisait le CD, les claviers Emerson reviennent donc pour boucler la boucle cédant ensuite la place à la guitare qui s’étire sur une ambiance floydienne et au saxo qui clôture en beauté.

Ce nouvel album de Taylor’s Universe est une véritable réussite. Les compositions sont pleines d’inventivité, les arrangements sont raffinés, les ambiances tissées avec soin. Bref, on s’y sent merveilleusement bien. Un album à découvrir sans réserve.

Pays: DK
Mals LtD. MALS 315
Sortie: 2009/04

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