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POOR BOY – Dreamer, Are You Sad ?

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Derrière le pseudonyme Poor Boy se cache en fait un certain Jacques Creignou, auteur compositeur breton (originaire de Morlaix, plus précisément). En 2006, il sort un album autoproduit (« Moondream »), qui lui permet d’attirer timidement l’attention des médias. Pour son deuxième effort, il délaisse quelque peu le folk pour des compositions rock bien plus brutes mais tout aussi limpides à l’oreille. C’est en tout cas ce que nous indique la première écoute de « Dreamer, Are You Sad? ».

Pourtant, le morceau d’intro, « Days In The Bend », commence assez calme avec des accords de guitares simples et efficaces sur une voix posée. La suite en crescendo débute avec l’apparition des guitares électriques, le chant s’emballe et on est partis vers un sommet de pop rock, limite country (on pense par moment à My Little Cheap Dictaphone, pour donner une référence belge). « The Passer-by » est dans la même veine, si ce n’est que les guitares sont un peu plus nerveuses et surtout (omni)présentes à la fin du morceau. C’est d’ailleurs avec ce genre de composition que Poor Boy est le plus convaincant (pointons l’entêtant « Untitled Son » et surtout « Dreamer, Are You Sad? », l’excellente plage titulaire qui aurait pu être écrite par Placebo lorsqu’ils jouaient encore du rock alternatif).

La raison de cette nouvelle direction plus marquée est sans doute due au fait que le groupe du bonhomme compte désormais un guitariste supplémentaire. En effet, Nihil Kei a rejoint Splisk à la basse, Madame Madame aux claviers et les deux batteurs (Forenz et John Trap). A moins que ce ne soit le choix du producteur Peter Deimel (qui s’est quand même occupé de dEUS et de The Kills) qui a incité le groupe à durcir le ton.

Le folk de ses débuts reste toutefois perceptible par moments (« Light From The Urban » et « This Was The Day », où une deuxième voix fait des merveilles). Mais ce ne sont que quelques moments de répit avant de repartir de plus belle vers des contrées aux mélodies plus brutes (« Not My Caesar » lorgne du côté des Pixies), voire même speedées (« Election Libre », le final de « U Down »). Petite mention à « Rock ‘N Orgy » qui porte admirablement bien son titre et au très Neil Youngien « Rock The West Coast », bien beau point final d’un album qui se clôture sans le moindre moment d’ennui. Preuve qu’il s’agit bien là d’un travail de qualité, tout aussi éclectique soit-il. Il paraît que c’est en live que le groupe donne le meilleur de lui-même. A nous d’aller vérifier cette réputation lors d’une future visite dans nos contrées. En tout cas, avec une carte de visite pareille, on est prêts à le croire…

Pays: FR
YY / Discograph
Sortie: 2009/06/15

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