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REECE – Universal Language

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David Reece avait cru avoir de la chance. En 1989, c’est lui qui est choisi pour remplacer Udo Dirkschneider au sein d’Accept. Quel jeune chanteur ne rêverait pas d’intégrer un groupe aussi prestigieux que celui-là ? Pourtant, le bonhomme aurait mieux fait de s’abstenir. Car, remplacer Udo, ce n’est pas simplement remplacer un chanteur, c’est remplacer une marque de fabrique. Et, David Reece a beau être un excellent vocaliste, il ne sera jamais LE vocaliste d’Accept. « Eat The Heat », l’album auquel il a participé (et le seul album d’Accept ayant jamais été enregistré sans Dirkschneider) a été un fiasco commercial. Pas que le disque soit mauvais, au contraire, mais les fans n’ont jamais été capables d’accepter la nouvelle direction musicale prise par le combo à cette époque. Du coup, David Reece est devenu célèbre dans l’histoire du Métal pour avoir été le chanteur qui a enregistré le plus mauvais album d’Accept, et ça, ça ne le fait pas trop sur une carte de visite.

Après cette désillusion, l’Américain rejoint Bangalore Choir puis Gypsy Rose, deux combos au succès relatif qui ne lui donnent pas la chance de prouver qu’il est beaucoup plus que l’erreur de parcours d’un groupe culte. Vingt ans ont passé et il y a prescription. Le retour avorté de Dirkschneider au sein d’Accept a définitivement prouvé que David Reece n’était pas l’unique cause du déclin des Teutons. Avec la sortie d’« Universal Language », le premier album de Reece, l’occasion nous est donnée d’oublier l’incident « Eat The Heat » et de donner enfin sa chance à ce vocaliste de talent.

Afin de fonder le groupe qui porte son nom, Monsieur Reece s’est acoquiné d’Andy Susemihl, ancien guitariste d’U.D.O. (le groupe solo de Dirkschneider, que le monde est donc petit !) et Jochen Fünders qui officiait auparavant chez Holy Moses. Ce line-up est vite complété par l’arrivée du mercenaire Stefan Schwarzmann (U.D.O., Accept, Helloween, Running Wild) derrière les fûts. Avec de tels pédigrées, Reece a tous les atouts dans son jeu pour proposer une musique de haute volée. Et le coquin ne s’en prive pas, car nous avons ici affaire à de l’excellent hard rock mélodique, comparable à celui que propose Jorn Lande sur ses albums solos. Les cordes vocales de David Reece ont d’ailleurs un timbre assez proche de celles du chanteur suédois avec, en plus, quelques intonations de James Christian (House Of Lords). Si « Universal Language », ne propose pas vraiment quelque chose de neuf, il contient cependant de très bonnes chansons aux lignes mélodiques agréables et aux riffs hard rock acérés. Un bon album, qui s’écoute et se réécoute avec plaisir, tout simplement.

Pays: US/DE
Metal Heaven MHV00074
Sortie: 2009/08/28

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