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WILDPATH – Non Omnis Moriar

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Ah, la France ! Le merveilleux pays du bal musette ! Tous ces noms enchanteurs qui nous font rêver : Aimable, Jo Destré, Yvette Horner… Euh, attendez, je me suis trompé de siècle (et de webzine). Désolé, je recommence. Ah, la France ! Le pays merveilleux du métal mélodique. Tous ces noms enchanteurs qui nous font rêver : Qantice, Asylum Pyre, Whyzdom et maintenant Wildpath.

Les Parisiens de Wildpath font partie de cette nouvelle génération de formations métal françaises qui n’ont plus rien à envier à la scène internationale et qui, non contentes de créer une musique de qualité irréprochable, proposent de véritables concepts pour illustrer leurs mélodies.

Si sur le fond, nous ne sommes pas si éloignés que cela du ‘Movie Métal’ de Qantice (Wildpath proposant, comme son compatriote, un métal symphonique d’inspiration cinématographique) sur la forme, il en va tout de même un peu différemment. Au niveau purement musical, par exemple, nous ne retrouvons pas chez Wildpath ce métal orchestral grandiloquent rappelant Rhapsody Of Fire que nous avions apprécié chez Qantice, mais plutôt un savant mélange (tout aussi appréciable) de speed metal mélodique et de métal symphonique ‘à chanteuse’. Pour faire court : un croisement harmonieux entre la musique de Gamma Ray (au hasard, parce qu’il faut bien en citer un) et celle de Nightwish. Au niveau du concept également, nous sommes bien loin du monde intergalactique inventé par Qantice. Et, si ce dernier proposait une aventure fantastique aux allures de blockbuster d’anticipation, Wildpath lui dépeint une histoire beaucoup plus sombre à la croisée des chemins entre le drame psychologique et le film d’épouvante.

Wildpath est né en 2001 de la rencontre entre Olivier Caron (guitare) et Alexis Garsault (claviers). Son premier album « Nyx Secrets », sorti en 2006, rencontre un énorme succès au Japon où il est élu parmi les cinq révélations métal de l’année. En 2008, après quelques remaniements de personnel, le groupe entre en studio pour enregistrer « Non Omnis Moriar » qui sort en avant-première au Pays du Soleil Levant, en juillet 2009, six mois avant sa parution européenne. Outre Olivier Caron et Alexis Garsault, la formation actuelle de Wildpath, comprend Marjolaine Bernard au chant, Matthias Bouyssou à la guitare, Nicolas Lopes à la basse et Pierre Mahier à la batterie.

A l’affiche de « Non Omnis Moriar », dix-sept titres pour cinquante-sept minutes et cinquante-sept secondes d’un métal symphonique de haute volée truffé d’orchestrations majestueuses. La technique des musiciens, qui ont tous une formation classique, est tout simplement époustouflante. Jetez une oreille sur l’instrumental « Desire Part II – Forsaken » pour vous en convaincre. La voix angélique de Marjolaine Bernard, qui combine fragilité féminine et force lyrique, est soutenue par des chœurs somptueux et, à de rares occasions, par des vocaux extrêmes. Les plages les plus métalliques sont entrecoupées d’interludes classiques rappelant à chaque instant que « Non Omnis Moriar » a été conçu à la manière d’une œuvre cinématographique.

« Non Omnis Moriar » n’est pas un album immédiat. C’est un thriller, pas une comédie romantique. Il faut prendre le temps de s’imprégner de son ambiance et de son concept si l’on veut l’apprécier à sa juste valeur.

Pays: FR
Brennus Music BR 8207
Sortie: 2009/12

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