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BRUTUS – Brutus

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Birmingham, Grande-Bretagne, 1969 – Oslo, Norvège, 2010 ; même combat. Sortez les pantalons à pattes d’éléphant et les cigarettes qui font rire, car Brutus vous emmène pour un voyage psychédélique dans le temps. Cap sur les seventies à la (re)découverte de la grande époque du Heavy Rock.

Première étape, 2006, Olso. Trois Suédois et deux Norvégiens passent de longues soirées à discuter musique dans leur bar préféré. Tous les échanges de points de vues houleux et interminables au sujet des premiers albums de Black Sabbath et les débats éclairés sur la meilleure période de la carrière de Jimi Hendrix mènent immanquablement à cette conclusion impitoyable : ‘décidément, tout sonnait bien mieux avant’ ! Étape suivante : les greniers où nos cinq chevelus redécouvrent et comparent leurs collections de vinyles respectives. Le garage ensuite, où, armés de leurs instruments Jokke au micro, Knut-Ole à la batterie, Krille à la basse, Johan et Kim aux guitares réinventent le son du heavy rock vintage. Été 2009, détour par Gothenburg en Suède. Enfermés onze jours et onze nuits au Music-A-Matic Studio (Hellacopters, Sator, DAD) avec le producteur Henryk Lipp et l’ingé-son Micke Nilsson, Brutus met en enfin boite les huit titres de son premier album éponyme.

Les cinq heavy-rockers scandinaves peuvent se réjouir. Leur but est atteint. « Brutus » sonne comme s’il avait été enregistré dans les seventies. Tout y est : la voix de Jokke est aussi nasillarde que celle du Ozzy Osbourne des quatre premiers albums de Black Sabbath, la basse ronfle et groove pour soutenir les riffs gras et psychédéliques. Toutes les influences du groupe sont là. Sabbath et Hendrix bien sûr, mais aussi Blue Cheer, Grand Funk, Mountain et Sweet. Sur le bluesy « Golden Town », c’est Ozzy qui rencontre Led Zeppelin, tandis que « Swamp City Blues » fait revivre le Deep Purple Mark III de Tommy Bolin, Glen Hughes et David Coverdale.

Si les albums de Witchcraft, Fuzz Manta, Wolfmother, Gravayard ou ceux de n’importe lequel des combos seventies cités ci-dessus encombrent vos étagères, il y a de fortes chance que le « Brutus » de Brutus puisse s’y trouver lui aussi une place de choix.

Pays: NO
Transubstans Records
Sortie: 2010/03/26

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