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FAUST – From Glory To Infinity

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Faust n’est pas le groupe le plus prolifique qui soit. Enfantée dans la douleur en 1992, cette formation death métal d’origine italienne n’a à son actif qu’une démo « Faust » (1993), un MCD « …And Finally Faust » (2001) et ce « From Glory To Infinity » dont la sortie officielle avait mystiquement été fixée au 09/09/09. Il faut dire que la survie de Faust repose presque entièrement sur les bras d’Aleister. Le hurleur/guitariste fondateur du combo a, semble-t-il, bien du mal à conserver un line-up stable. La durée plutôt longue qui sépare chaque sortie discographique lui laisse beaucoup de temps libre. Ce temps, il l’occupe, entre autres, comme musicien de session ‘live’ pour le combo black métal norvégien Ancient.

La réalisation de « From Glory To Infinity » a été un travail de longue haleine. Aleister et Ghiulz Borroni (Profanatum, Bulldozer), l’autre membre permanent de Faust, s’y attellent dès 2002. Cependant, les changements incessants de personnel et l’intérim d’Aleister chez Ancient ralentissent considérablement le processus. En 2006, le leader italien décide d’engager quelques mercenaires étrangers pour faire avancer le schmilblick. C’est Darek « Daray » Brzozowski, membre du groupe black métal polonais Vesania et actuel cogneur live de Dimmu Borgir qui est chargé des sessions de batterie. Pour la basse, Aleister rêve de s’adjoindre les services de l’un de ses héros personnels : Steve DiGiorgio (Sadus, Death, Testament, Iced Earth). Celui-ci accepte après avoir écouté quelques titres du combo. Plus tard, il décidera même de devenir membre permanent et d’assurer les prestations en concert.

Ce qui surprend à la première écoute de « From Glory To Infinity », c’est le son cristallin et bien distinct des instruments. On n’y retrouve pas cette impression, désagréable parfois, de se cogner à un mur sonore massif qui est typique de certains disques de death métal. L’autre surprise vient du jeu très mélodique des guitares. On a parfois l’impression d’écouter une version death métal des premiers opus d’Iron Maiden. Ceci vient probablement aussi du fait que Steve DiGiorgio, comme Steve Harris, ne se contente pas de faire de la figuration. Sa basse semble dotée d’une vie propre. Pas question pour lui de se limiter à suivre les lignes de guitares. Aleister (acoustique et rythmique) et Ghiulz (solo) sont une sérieuse paire de bretteurs qui, plutôt que de se battre en duel, préfèrent mener leur attaque de front.

Le côté irritant de l’album vient de la prestation de Brzozowski. Le batteur polonais, semble très énervé et joue toutes ses parties à une vitesse ultrasonique, comme s’il était pressé d’en finir. Si ce jeu décapant booste les compositions les plus rapides, il nuit parfois au jeu plus subtil des instruments à cordes.

Un bon album tout de même, à classer dans la catégorie Death Métal à tendance mélodique.

Pays: IT
Stygian Crypt Production SCP 051
Sortie: 2009/09/09

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