RABBLE (The) – The Battle’s Almost Over
Fondé en 2001 par les frères Chazz (guitare et chant) et Rupe (batterie et chant) alors qu’ils n’avaient que 14 et 15 ans, The Rabble est un trio punk-rock qui a rapidement commencé à se faire connaître, tout d’abord dans leur Nouvelle-Zélande natale, et ensuite à l’étranger. « The Battle’s Almost Over » est leur deuxième album, mais on peut y ajouter un EP entre deux intitulé « This Is Our Lives ». Cet album est déjà sorti depuis un moment en Nouvelle-Zélande, mais ce n’est que maintenant qu’il sera distribué en Europe.
Cet album se présente sous la forme d’un beau digipack avec un travail graphique soigné, et un look punk remis au goût du jour, mais on ne peut s’empêcher d’instantanément faire un lien avec le dernier album de Green Day. La ressemblance ne s’arrête pas là puisque le son et le style font également penser à ces derniers : du punk-rock, oui, mais un côté très pop et bien propre malgré tout. Cela s’entend tout de suite avec un « Seeking » rondement mené en guise d’ouverture. Rythme emporté, guitares style bûcheron, et refrains faciles en choeur. Rebelotte avec « Salvation », plus porté vers un rockabilly punk, mais dans lequel la voix lead me plaît un peu moins.
« Sick & Tired » donne une première idée de la qualité de jeu du bassiste Jamie, idée qui sera confirmée tout au long de cet album. L’enragé « This World Is Dead » contient un invité de marque en la personne de Mark Unseen (The Unseen/Ashers). Ce n’est pas la seule pointure à travailler sur cet album puisqu’il a été mixé par Jim Siegel (Dropkick Murphys, Brain Failure, et autant le dire d’emblée, le résultat est à l’avenant car cet album sonne comme une production de grande envergure.
« Devil’s Highway » nous enverra dans un univers à la Pulp Fiction de par son côté road-western. Un des titres phares de ce disque est sans doute « The Battle », avec un soutien mélodique donné par une cornemuse. Curieux mélange certes, mais ça passe sans problème, disons que le groupe y a mis ses propres accents celtiques si l’on peut dire. Il faudra attendre le 14e titre pour avoir un semblant de ballade avec « Dead End », ou plutôt un blues-punk qui devient plus punk sur les refrains. « City Of Sin » apporte un ton plus sombre et posé pour clore cet album. Cette chanson démontre un savoir-faire certain tant au niveau de la composition que des arrangements, et il est dommage d’attendre 15 titres avant d’avoir quelque chose de vraiment plus original à se mettre sous l’oreille. Cela dit, le reste est bon, mais plus classique, alors qu’ici, si le groupe exploitait ce filon, ils auraient sans doute ce petit plus qui fait souvent défaut.
Deuxième album plutôt réussi en conclusion, sans défaut majeur, et calibré pour plaire à tous les fans de punk-rock actuel. Si vous en êtes, ça vaut le détour.
Pays: NZ
Filthy Lucre
Sortie: 2010/08/20 (Nouvelle-Zélande: 2007/11)
