OSTEND POWERS – Ostend Powers
En remarquant dans le nom de ce groupe ce calembour tout en finesse faisant référence au célèbre espion psychédélique Austin Powers, on se dit que les types d’Ostend Powers sont des gens qui ont de l’humour. Le fait de savoir s’ils viennent d’Ostende n’est pas avéré mais ce qui est sûr, c’est qu’ils viennent de Flandre.
Ostend Powers tente sa chance avec son premier album qu’il semble avoir produit à compte d’auteur. Pas de nom de label sur la pochette qui attire l’œil avec son dessin représentant un clown diabolique et des singes échappés d’un cirque. On retrouve encore des clowns sur le dessin intérieur et la pochette réapparaît sur un mini-poster dépliable sur lequel on trouve également les paroles des chansons au verso.
Le contenant est donc assez original et joliment dessiné. Quant au contenu, il est moins original, mais consiste néanmoins en un bon rappel de ce qui se faisait en métal alternatif au début des années 90. Les musiciens, dont on peut voir des photos sur la page MySpace du groupe, affichent la trentaine bien entamée et trahissent donc un amour évident des groupes néo-métal, grunge, funk ou rap metal de cette époque. D’entrée, le premier titre « Booya » fait penser à un amalgame entre Alice In Chains pour le chant, Red Hot Chili Peppers pour le rythme et Rage Against The Machine pour le refrain. On distingue aussi du Faith No More et de l’Ugly Kid Joe, ce qui ne peut être plus Nineties comme ambiance.
« Seatshaggingindustrials » contient les mêmes ingrédients, avec un rythme plus enlevé et des guitares plus métalliques. « One day » est lourdement influencé par Alice In Chains (on dirait un inédit de « Dirt ») et « All rise » développe des ambiances orientalisantes associées à des mélodies rappelant Korn. « M.U.Y.M » est plus agressif, alternant une colère typiquement Rage Against The Machine et des passages plus calmes faisant à nouveau penser à Korn.
L’album se déroule donc sous le signe du métal des années 90 et, sans être vraiment novateur, contient sa part de très bons moments. Les musiciens d’Ostend Powers ont une parfaite maîtrise de leurs instruments et connaissent bien leur sujet. Le disque dispose de cinquante minutes et onze titres pour séduire l’auditeur, ce qui est amplement suffisant car Ostend Powers n’a pas de mal à accrocher l’oreille dès les premiers morceaux. Le dernier titre contient une chanson cachée enregistrée en public, en guise de bonus.
Il n’y a donc pas vraiment de raison de bouder cet album si on aime la scène métal alternative des années 90 et qu’on veut entendre des chansons bien ficelées, bien produites et bien jouées.
Pays: BE
OSTPOW96
Sortie: 2010
