CD/DVDChroniques

MURDERDOLLS – Women and children last

Notre évaluation
L'évaluation des lecteurs
[Total: 0 Moyenne: 0]

Horreur ! Les Murderdolls sont de retour ! Horreur, le mot est bien trouvé, car ce groupe a toujours affiché sont amour des films d’horreur de série B où les litres d’hémoglobine pèsent plus lourd que les pages du scénario. Souvenez-vous, c’était en 2002. Les Murderdolls étaient montés de toutes pièces sous la forme d’un side project de deux personnages emblématiques de la scène métal : Joey Jordison, batteur des effroyables Slipknot, et Wednesday 13 (alias Joseph Poole), qui fut un temps le frontman des étranges Frankenstein Drag Queens From Planet 13 et leader du groupe qui porte son nom. On trouvait aussi Tripp Eisen (guitare), Eric Griffin (basse) et Ben Grave (batterie). Le principe était simple : faire dans l’horror punk glam metal et rendre hommage tout à la fois à Alice Cooper et aux films gore des années 80. Un premier album du nom de « Beyond the valley of the Murderdolls » (encore un clin d’œil cinématographique au réalisateur Russ Meyer) avait été commercialisé, une tournée avait eu lieu, et puis plus rien.

Je me souviens avoir vu ce groupe en première partie d’Iron Maiden à Paris en juin 2003 et je dois admettre que le show avait été pénible. Depuis ce mauvais souvenir, j’avais catalogué les Murderdolls dans les groupes nases et m’étais réjoui de ne plus les voir revenir. Mais c’est comme dans les films de monstres, la bestiole revient toujours et les Murderdolls sont donc revenus de l’oubli, avec cette fois uniquement Wednesday 13 et Joey Jordison seuls aux commandes (juste aidés en studio par Roman Surman et Chris Harris).

Qu’allait donc pouvoir donner cette résurrection aussi surprenante qu’inattendue? Eh bien, il faut reconnaître que les deux lascars Joey et Wednesday 13 ont plutôt bien vieilli, car le nouvel album des Murderdolls est une belle fusillade en règle, ou plutôt un joli massacre à la tronçonneuse, car on n’est pas dans le film policier mais dans le film d’horreur. Wednesday 13 assure toutes les parties de guitare, basse et chant alors que Joey Jordison s’occupe des fûts et des percussions. Les types semblent avoir eu le temps de bosser leur album, le calendrier d’activités de Slipknot et celui de Wednesday 13 ne semblant pas être trop débordants.

Entre quasi-thrash et métal glam, l’album des Murderdolls déroule de bonnes surprises bien métalliques (« Chapel of blood », « Bored til death », « Drug me to hell », « Homicide drive »), avec des hymnes glam tout en force (« Nowhere », « Pieces of you », « Rock ‘n’ roll is all I got », l’excellent « Whatever you got, I’m against it »). Le chant est lourdement copié sur celui d’Alice Cooper, mais comme c’est le maître de l’horror rock, Wednesday 13 ne pouvait que lui rendre hommage.

Enquiller quinze morceaux à la suite dans ce genre racoleur et gras, c’était risqué car l’ennui et la redite sont toujours prêts à frapper à tout moment. Mais les Murderdolls s’en sortent parfaitement et parviennent à maintenir l’auditeur sous tension pendant tout l’album. Les Murderdolls sont au métal ce que « Scary movie » est au film d’horreur : une pantalonnade réjouissante, un truc à ne pas prendre au sérieux mais qui fait passer un bon moment tout de même.

Pays: US
Roadrunner RR 7763-2
Sortie: 2010/08/30

Laisser un commentaire

This website uses cookies to analyze site traffic and improve your experience. By continuing to use this site, you consent to our use of cookies.
Music In Belgium