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KOI – In Tomorrow Hid Yesterday

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Depuis le début des années 90, une étrange malédiction s’est abattue sur la ville suédoise de Gothenburg (Göteborg) : celle-ci n’est plus que capable d’enfanter des formations pratiquant le death métal mélodique. On se souvient encore des ravages causés par Dark Tranquillity, At The Gates, In Flames et les quelques dizaines d’autres qui les ont suivis dans les tourments du métal mélodique de la mort (Brr, ça fait froid dans le dos). Vingt ans plus tard, une jeune formation Gothenburgeoise ose briser le maléfice qui a fait succomber tant de ses aînés. KOI – c’est ainsi que se fait appeler ce collectif d’exorcistes musicaux en herbe – a choisi une arme redoutable, mais à double tranchant : le rock progressif à tendance mélancolique.

En 2001, Patrik Andreasson (chant, guitare) et Markus Mönttinen (batterie) jettent les bases de ce qui, après avoir évolué en plusieurs projets musicaux différents, allait devenir Koi. Franchement métal à ses débuts, le duo – devenu quintette après l’incorporation d’Eemu Ranta (guitares), Roberd Palm (Claviers) et Joni Kaartinen (basse) – évolue rapidement vers un style se voulant différent et moins emprisonné par les conventions métalliques. En quelques mots, Koi estime que rien n’est figé en matière de musique et prend le parti d’écrire ce qu’il veut, sans respecter de règles inhérentes à quelque style que ce soit. Seul mot d’ordre : surprendre et essayer de créer quelque chose de neuf et d’inédit. C’est en tout cas l’idée principale qui ressort de la lecture de la page myspace du combo. Seulement voilà, au risque de décevoir ceux qui voyaient déjà nos amis au patronyme inspiré d’un poisson décoratif japonais comme les messies d’un style nouveau, il faut bien dire que ce n’est pas forcément parce que l’on s’éloigne un peu des rivages du métal que l’on fait forcément quelque chose d’original ou d’inédit.

Du rock progressif, sombre et mélancolique, ce n’est pas nouveau. C’est même carrément à la mode ces derniers temps. On comprend très vite à l’écoute de « The Rabbit » qui ouvre (joliment d’ailleurs) « In Tomorrow Hid Yesterday ». Si Koi a abandonné les riffs thrashy de Metallica sur lesquels il avait fait ses premières dents, c’est pour rentrer dans un autre moule ; celui qui définit, depuis un petit temps déjà, des formations comme Porcupine Tree, Opeth, Katatonia ou Riverside. L’originalité promise n’est donc pas vraiment au rendez-vous. Cela dit, si l’on nous trompe un peu quant au degré d’innovation de cet opus, question qualité musicale rien à redire. Les jeunes Suédois s’y entendent vraiment pour créer de jolies mélodies, sombres et mélancoliques, voire même presque gothiques, et d’intéressantes ambiances atmosphériques.

S’il fallait toutefois trouver encore quelque chose à redire, ce serait au niveau du mixage, qui, parfois, est loin d’atteindre la qualité d’une production signée Steven Wilson (Porcupine Tree, Opeth). La prochaine fois, peut-être.

Pays: SE
Progress Records PRCD039
Sortie: 2010/08/24

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