GRAY LIONS (The) – Run wild
Les Gray Lions, c’est une histoire de vieux de la vieille, d’anciens combattants blanchis sous le harnais, au cuir durci par les années. À l’origine de ce groupe, on trouve Mark Rubinstein, un spécialiste des éclairages qui avait monté dans les années 60 le mythique Pig Light Show, qui a éclairé sur scène des légendes telles que Grateful Dead, Jethro Tull, Santana, Yes, Black Sabbath, Fleetwood Mac, les Allman Brothers et bien d’autres.
Puis les années passent et Mark Rubinstein semble s’être complètement rangé dans des activités n’ayant plus rien à voir avec le rock. Un beau jour de 2007, Mark Rubinstein participe au Rock ‘n’ Roll Fantasy Camp, une émission télévisée où le commun des mortels peut jouer du rock avec de vraies vedettes. C’est là qu’il rencontre un certain Mark Hudson, producteur de renom (Aerosmith, Ozzy Osbourne, Ringo Starr, Harry Nilsson) et ancien musicien des Hudson Brothers (un groupe ayant placé quelques petits hits dans le Billboard américain entre 1975 et 1978).
Rubinstein et Hudson s’entendent bien et Hudson suggère à son camarade de monter un groupe après avoir entendu quelques démos convaincantes. Hudson sort d’un studio un bassiste du nom de John Leight et un batteur appelé Jim Landry et les Gray Lions sont nés. Il faudra pas mal de temps à Mark Hudson pour trouver un peu de temps libre parmi ses nombreuses activités et se mettre enfin à la production du premier album des Gray Lions.
Finalement, à l’automne 2010, tout est en place et les Gray Lions sortent sur le marché « Run wild ». D’entrée de jeu, on sent l’expérience des musiciens et du producteur, qui alignent une douzaine de bons titres rock de facture classique, allant chercher leurs influences chez les grands noms (Beatles, Rolling Stones, Pink Floyd, The Who, Jefferson Airplane, Bob Dylan, Santana). La production est bien ficelée et Mark Rubinstein et ses acolytes savent mettre ce qu’il faut pour élaborer des morceaux enthousiastes, bien rock et blues, bien rythmés, pas ennuyeux pour deux sous. Si ces types avaient sorti ce genre d’album dans les années 70, Mark Rubinstein prendrait sûrement aujourd’hui le thé avec Mick Jagger et David Bowie dans sa luxueuse propriété des Bermudes.
Mais il s’est juste contenté de faire un excellent album de rock classique et c’est déjà très bien comme ça. Les très bons titres du lot son « Lost my woman », « Who do you love », « Luck of the draw », « Smaug’s revenge » et surtout le formidable « You were wrong ». L’album est autoproduit mais est distribué via Nimbit Music, qui propose CD et téléchargement.
Pays: US
Autoproduction
Sortie: 2011/01/04
