SUPERCHARGER – That’s how we roll
Supercharger nous vient du Danemark et tire son nom soit d’un super vilain défiant les quatre fantastiques dans les Marvel Comics, soit d’un système de surcompression des moteurs de bagnole destiné à les faire foncer à toute berzingue. Dans les deux cas, le nom est bien porté car Mikkel Neperus (chant), Thomas Pedersen (guitare), Thomas Buchwald (guitare), Benjamin Funk (batterie), Brian Jensen (basse) et Lars Rygaard (orgue et harmonica) sont prêts à lâcher les monstres et faire retentir le grondement des guitares et l’énergie de leur hard rock directement inspiré des classiques, AC/DC, Aerosmith, Guns ‘n’ Roses et tutti quanti.
Le sextet de Copenhague en est à son deuxième album avec ce « That’s how we roll » qui succède à « Handgrenade blues », sorti en 2009. Alors que le premier album donnait dans le hard rock sans concessions, la deuxième galette de Supercharger affine les propos, diversifie les ambiances tout en basant la structure de ses douze chansons sur ce bon vieux rock ‘n’ roll qui dépote et que personne ne parviendra à détrôner.
On sent dans ces titres l’expérience acquise au cours de trois années de tournées intensives qui ont vu Supercharger visiter trois fois leur pays natal, se répandre en Allemagne, ravager la Suède, menacer la Belgique et les Pays-Bas, au cours de concerts homériques en première partie de groupes comme DAD, Nashville Pussy ou Mustasch. Ça défrise d’entrée de jeu avec « Heart on overdrive » et les piques électriques se multiplient sur « Rise and fall », « You disgust me », « Rulers of the day », « From another planet » ou « Roll the dice ». La chanteuse Mia Coldheart, des suédoises de Crucified Barbara, vient également donner de la voix sur « Redemption song » tandis que la production de Kristian Thomasen vient serrer les boulons et propose un son carré tout en muscle.
Cet album conviendra à tous les fans de rock ‘n’ roll qui en a dans le pantalon, genre Nashville Pussy, Airbourne ou Hellacopters.
Pays: DK
VME 11008
Sortie: 2011/03/21
