MIRROR QUEEN – From Earth below
Mirror Queen émerge des restes du groupe Kreisor, une formation stoner new-yorkaise qui s’appelait ainsi parce son leader s’appelle Kenny Kreisor. Il y a une logique derrière toute chose. Sous ce nom, le groupe accomplit deux tournées américaines et quatre tournées européennes, notamment en ouverture d’UFO et d’Uli Jon Roth. Devenu Mirror Queen, le groupe vient d’enregistrer son premier album, qui peut également être considéré comme le troisième album de Kreisor.
Influencé par les classiques Hawkwind, Deep Purple, UFO, Blue Öyster Cult, Captain Beyond ou les plus récents Motorpsycho et Swervedriver, Mirror Queen a l’intention de botter quelques paires de fesses avec un hard rock psychédélique du meilleur cru. Les membres fondateurs Kenny Kreisor (guitare et chant) et Jeremy O’Brien (batterie) ont été rejoints par Dave McGauley (basse) et Steve Austin (guitare, ex-Pink Swords et sans aucun lien avec le fameux héros de la série L’homme qui valait trois milliards).
Pourtant, il est bien question de force bionique surhumaine quand on sent passer les morceaux de ce premier album de Mirror Queen, qui entrent par une oreille et ressortent par l’autre en ayant auparavant laissé un champ de débris entre les deux. L’introduction lancée dans le premier morceau « From Earth below » fait doucement monter la sauce et on sent que ça va péter. Et effectivement, ça pète : riffs impériaux, rythmiques de gladiateurs, Mirror Queen sait trousser du riff sidérurgique avec l’art et la manière.
L’assaut infatigable se poursuit avec « The mirror queen » et les superbes envolées psychédéliques de « Dark ships arrive ». « On dark ships », avec sa voix rappelant un peu Uli Jon Roth, a de superbes réminiscences seventies. Le groupe se laisse parfois aller à de longs morceaux tout en dentelle blindée (« The Mirrored queen, part 2 ») ou en rock ‘n’ roll nourri au gas-oil (« Into the nebula »). Ajoutez-y les monstrueux « Mindworm », « Black finger satellite » et « Lazarus » et vous obtenez un disque en forme de fabuleuse pièce de fonderie brute. Cerise sur le gâteau ou plutôt rivet sur la chaudière, Mirror Queen nous gratifie d’une reprise au plutonium du « Mesmerization eclipse » de Captain Beyond, le plus extraordinaire groupe de hard rock psychédélique de tous les temps, dont le premier album de 1972 est obligatoire dans toutes les discothèques.
Superbe disque, puissant, inspiré, en provenance d’un groupe qu’il faudra aller voir sur scène en première partie d’Atomic Bitchwax le 26 avril prochain au Trix d’Anvers. Qu’on se le dise !
Pays: US
Tee Pee Records
Sortie: 2011/04/04
