PEDROLI, Olivia – The den
Née à Neufchâtel en 1982, Olivia Pedroli se met à l’étude du violon dès sa plus tendre enfance. Elle sort du conservatoire avec un diplôme en poche et partage sa passion avec son frère, un musicien de jazz professionnel. Après avoir voyagé et travaillé en Nouvelle-Zélande, en Asie, au Canada ou en Australie, Olivia Pedroli commence à écrire sa propre musique. En décembre 2003, elle est remarquée par des décideurs de l’industrie du disque qui lui trouvent quelques festivals où elle peut se produire durant l’été 2004. C’est une rencontre avec le musicien suisse Simon Gerber qui oriente Olivia Pedroli vers un premier album, une collaboration aboutissant à l’album « The smell of wait », sorti sous couvert de son pseudonyme Lole. Bien qu’autoproduit avec un budget dérisoire, cet album rencontre un petit succès sur le marché suisse en avril 2005, encensé par le public et la presse qui y voit une réelle trouvaille.
Olivia Pedroli profite de ce disque pour se fait connaître sur scène, où ses prestations à base de douceur et de sons électrifiés lui valent une belle réputation. De Genève à Zurich, la voici jouant devant des salles remplies à ras bord. Forte de cette aura, Olivia Pedroli retourne en studio en 2006, toujours avec l’aide de Simon Gerber, et enfante son deuxième album « Sugary and dry » en 2007, après des séjours successifs dans des studios de Carpentras, Lausanne ou New York. Ce deuxième opus ouvre davantage de portes à la Suissesse, qui se répand maintenant sur les scènes françaises, allemandes, belges, néerlandaises ou scandinaves et assure des premières parties pour des légendes comme Marianne Faithfull, Joe Cocker, Paul Simon ou Alain Bashung.
C’est aussi l’occasion pour Olivia Pedroli de faire de nouvelles rencontres, notamment Valgeir Sigurðsson, un Islandais producteur et fondateur du label Bedroom Community, bien connu pour ses collaborations avec Björk, Camille, CocoRosie, Bonny Prince Billy ou Kronos Quartet. C’est à Reykjavik pendant près d’une année que se met en place le troisième album d’Olivia Pedroli, un « The den » influencé par la touche islandaise, entre folk, classique et musique expérimentale.
Le ton général du disque est très lent, planant, parcouru de nappes de violons et de pianos qui donnent un caractère parfois angoissant aux chansons qui ne manquent pas de s’insinuer dans les esprits, marquées par le chant grave et envoûtant d’Olivia Pedroli. Le parallèle avec Sigur Rós est à peu près inévitable. En entendant « Bow », « To be you », « I play », « Stay » ou le désespéré « Silent Emily », on sent bien la marque de fabrique islandaise, le ciel couvert, l’air froid, les cendres de volcan qui vous tombent dessus, la mélancolie du pêcheur de baleine ruiné par la crise économique. C’est triste à pleurer, c’est beau à pleurer, c’est profond à pleurer. Il me faudra bien visionner l’intégrale des sketches de Dany Boon pour me remettre après ça.
Pays: CH
Discograph 3230802 – 3700426915533
Sortie: 2011/04/11
