MOTHER OF MERCY – IV Symptoms Of Existence
Les Mother Of Mercy semblent avoir du mal à respecter les règles. Pour tout dire, ils n’en font qu’à leur tête. Formé en 2007, le groupe est établi à Philadelphie en Pennsylvanie. Cette ville, contrairement à New York ou à Boston, n’est pas vraiment réputée pour sa scène hardcore. C’est pourtant à ce mouvement musical que M.O.M. décide de s’affilier. Il enregistre deux EPs (« No Eden » et « Passing Through Fire ») en 2008 avant de publier, l’année suivante, un premier album sur le label indépendant ‘Six Feet Under Records’. Comme pour brûler les étapes, le premier opus en question est nommé « III ». Suivant la logique qui lui est propre, Mother Of Mercy intitule donc son second opus « IV » ; ou, pour être plus exact « IV – Symptoms of Existence ».
Comme c’est le cas pour la chronologie, l’adhésion à l’imagerie hardcore ne semble pas préoccuper le groupe. La pochette qui illustre « IV – Symptoms of Existence », par exemple, n’a rien de commun avec l’habituel constat de désolation urbaine qui illustre généralement les albums de NYHC. Elle aurait probablement été plus à sa place sur les rondelles maléfiques de Danzig ou de Dimmu Borgir.
Pourtant, « IV – Symptoms of Existence » marque un avancement important dans la hiérarchie hardcore pour le quintette Pennsylvanien. Car Mother Of Mercy fait désormais partie de l’écurie ‘Bridge Nine’. Ceci est un grand pas en avant puisque des légendes du hardcore telles qu’Agnostic Front et Sick Of It All sont aussi passées par là.
D’un point de vue musical, Mother Of Mercy est l’un de ces groupes qui s’évertuent à moderniser le hardcore des nineties en insufflant dans ses riffs une bonne dose de métal en fusion. Laissant toutefois la complexité instrumentale aux formations métalcore, il n’emprunte au métal que sa noirceur et sa brutalité. Pour le reste, il préfère jouer sur l’énergie simpliste du punk et sur l’efficacité décapante du hardcore. Les dix titres qui composent « IV – Symptoms of Existence » constituent autant d’invitations au bal du moshpit. Il doit probablement être très difficile de résister à l’appel du maelström humain lors des prestations scéniques du groupe.
Pays: US
Bridge Nine Records B9R142
Sortie: 2011/01/25
