CROCELL – The Wretched Eidola
De tous les pays scandinaves, le Danemark n’est probablement pas celui qui recense le plus de formations métal au mètre carré. 656 entrées seulement dans l’Encyclopaedia Metallum, contre 3279 pour la Suède, 1222 pour la Norvège et 2713 pour la Finlande. De ces 656 formations Danoises se détachent seulement deux grands noms : Mercyful Fate et Pretty Maids. À ces deux géants du métal des eighties, on pourrait toutefois ajouter quelques combos relativement populaires comme les trashers d’Artillery, les prog-métalleux de Royal Hunt, les doomers de Saturnus, les power trashers d’Hatesphere, les death métalleux de Konkhra, Panzerchrist ou Illdisposed et les excellents heavy rockers de Volbeat.
Notre label national Ultimhate Records signe, avec Crocell, son second groupe danois (NDR : le premier est un excellent combo trash métal appelé Essence).
Né en 2007 à Aarhus, sur la côte est de la péninsule danoise, l’entité Crocell résulte de l’association du bassiste Onkel Kusse (ex-Demolition Inc.), du batteur Andreas Posselt (ex-Compos Mentis), des guitaristes Smukke Ken (ex-Compos Mentis) et Tommy Christensen et du hurleur Magnus Jørgensen (ex-Panzerchrist). Un premier opus du groupe, intitulé « The God We Drowned », a été publié en 2008 sur le label anglais Casket Music.
La qualité de la production de « The Wretched Eidola », le nouvel album, impressionne dès le premier accord. Le riff mid-tempo et la ligne de basse imposante de l’intro « 06-07.09 » caressent les tympans avec la douceur d’un hooligan anglais le jour d’une finale importante. Sur « I know the taste of your Tears », les premiers blast-beats furieux et les riffs ultra-véloces font une apparition remarquée. Après la puissance écrasante de l’introduction, c’est ici la brutalité qui prime. L’alternance de passages monolithiques et d’accélérations intempestives semble, d’ailleurs, être l’une des marques de fabrique de Crocell. Au rayon artillerie lourde, nous conseillerons particulièrement le ‘riffage’ massif et jouissif de « The Age of Iron and Work » ainsi que les mélodies sombres et plombées, limite black mélodique, de la plage éponyme et de l’épique « After the take of Winter ».
Crocell n’est sans doute pas le groupe le plus original du moment. Son death métal énergique séduira cependant ceux et celles qui apprécient l’alternance de lourdeur et de férocité mélodique pratiquée par des groupes tels qu’Hypocrisy, Amon Amarth, At The Gates ou Bloodbath.
Pays: DK
Ultimhate Records UHR-011
Sortie: 2011/05/06
