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FACCINI, Piers – My wilderness

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Né d’un père italien et d’une mère anglaise, Piers Faccini partage son enfance entre la Grande-Bretagne et Paris, où sa famille s’installe quand il est tout gosse. Il fait quand même ses études en Grande-Bretagne et fréquente le Collège d’Eaton, l’un des plus prestigieux du pays, excusez du peu. Avec ce cursus, Piers Faccini aurait pu devenir financier ou haut fonctionnaire mais il préfère la bohème et la musique, ce qui lui fait embrasser une carrière dans son premier groupe à Londres en 1997, Charley Marlowe. Rejoint par Francesca Beard, le percussionniste Frank Byng et le guitariste Lucas Suarez, Piers Faccini sort un EP « This could be you » et enregistre des bandes-sons pour le compte de la BBC. En 2001, il préfère arrêter cette route et part faire une carrière solo.

Bien que chantant en anglais, Piers Faccini est lié au label parisien Corida et sort en 2004 son premier album, « Leaving no trace ». Suivent alors « Tearing sky » (2006) et « Two grains of sand » (2009). Cet album est élu meilleur album de l’année par les auditeurs de France-Inter, ce qui place Piers Faccini parmi les espoirs de la catégorie des songwriters évoluant dans le folk. Avec « My Wilderness », Piers Faccini devrait confirmer tout le bien que les auditeurs de France-Inter ont pensé de lui.

Ce qui ressort tout de suite sur cet album, c’est la grande sensibilité de l’artiste, qui égrène ses chansons avec douceur, retenue et dont la voix calme qui doit difficilement dépasser les deux octaves vient se fracasser sur des mélodies tantôt celtiques (« Dreamer », « Three times betrayed »), tantôt vaguement slaves (« The beggar and the thief ») et souvent timides (« No reply », « Strange is the man », « Say but don’t say »). Piers Faccini imprime une marque mélancolique et triste sur des structures à la beauté bouleversante (« My wilderness », « The branches grow »). Écoutez cet album en regardant passer les péniches sur un canal chargé de grisaille ou partez avec lui dans le désert, le saisissement sera garanti. De temps en temps, une petite poussée de rythme vient nous sortir de notre torpeur (« Tribe », « And still the calling »), ce qui permet de ne pas trop s’enfoncer dans la langueur monotone.

Excellent pour se calmer les nerfs après une journée frénétique, « My wilderness » est aussi une jolie invitation à la découverte de l’univers d’un musicien profond, sensible et gracieux.

Pays: FR
Tôt Ou Tard Records
Sortie: 2011/09/26

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