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HAIRCUTS THAT KILL – Hurricane

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Le 8 octobre dernier, les tournaisiens d’Haircuts That Kill mettaient fin aux tourments de leurs admirateurs fidèles en proposant (enfin) à la vente un second opus intitulé « Hurricane ». Les fans du quintette à la ‘Coupe de Cheveux qui Tue’ espéraient depuis si longtemps la venue de cet ‘Ouragan’, (NDR : l’album est annoncé depuis près de deux ans sur la page MySpace du groupe), qu’ils y avaient presque renoncé. Des copies MP3 de la chose circulaient même sous les manteaux et les vestes à patches des plus impatients. Votre serviteur, par exemple, tenait la sienne d’un mec, qui l’avait copié du lecteur de sa fille, qui, elle-même, l’avait téléchargée de l’ordinateur de son petit copain, qui l’avait obtenu on ne sait comment ! C’est vous dire si les choses vont vite dans le milieu ’underground de la Cité des Cinq Clochers.

Un peu d’histoire pour commencer. La première mouture d’Haircuts That Kill voit le jour au début des années 90. Quelques ‘vieux briscards’ issus de la scène métal tournaisienne des années 80 (NDR : appelons-les pour l’instant ‘J-C.’, ‘F’.,’ C.’,’T.’ et ‘L.’) exhument leurs instruments pour renouer avec la passion commune pour le heavy métal inspiré du grand Sabbat Noir. Après avoir foulé pendant quelques années tout ce que la Wallonie picarde compte de scènes, le quintette se voit obligé de mettre de côté ses activités musicales au profit d’activités professionnelles et d’obligations familiales. Ceci aurait dû être la fin. Cependant, la flamme métallique est difficile à éteindre. Une bonne dizaine d’années plus tard, elle brûle toujours dans le cœur de ‘J-C’, ‘F’ et ‘C.’ Fort d’un line-up régénéré par l’arrivée de deux ‘gamins’ passionnés de six-cordes (G. et V.) ‘Haircuts’ remet le couvert en 2005. Un premier album éponyme, dans lequel l’influence du métal des années 80 et plus particulièrement celle d’Iron Maiden est plus que palpable sort dans la foulée. Boosté par son sang neuf, HTK tourne autant que possible, tout en continuant à travailler sur de nouvelles compositions.

En décembre 2009, le quintette (amputé de son ‘F.’ pour des raisons dont nous ignorons les tenants et les aboutissants) investit le ‘Boss Hog Studio’ de Ham en Artois (France) pour jeter les bases de ce qui deviendra « Hurricane ». Les mois qui suivent sont tumultueux. Le vide causé par le départ de ‘F.’ est comblé par le retour inespéré du ‘T.’ de la première mouture, c’est-à-dire Tony (NDR : le line-up étant stabilisé, nous pouvons revenir aux noms complets). Tony, Claude et Jean-Christophe (les vieux), Gilles et Vincent (les jeunes) se mettent alors à la recherche d’un deal discographique. HTK tourne autant qu’il peut, partageant la scène avec quelques grands groupes belges et internationaux et faisant même une apparition remarquée lors de la première édition du PPM Fest de Mons (NDR : où ils ont la chance de fouler les mêmes planches que Scorpions). Lassés d’attendre le bon vouloir des labels, les membres d’HTK doivent se résoudre à casser la tirelire afin d’offrir à leurs compositions l’emballage qu’elles méritent. La sortie d’« Hurricane » est enfin concrétisée le 8 octobre 2011 par le biais d’une sympathique ‘Release Party’ tenue au ‘Cornwall’ de Tournai. HTK (presque) au complet et d’excellente humeur, comme à l’accoutumée, y présente officiellement ces ‘nouveaux’ titres que les trois quarts de la salle connaissent déjà par cœur. Pour l’occasion, le groupe est soutenu par la présence exceptionnelle des chœurs de ‘l’armée métallique des cinq clochers’ (NDR : entendez par là les héros locaux de No Fatality et Doomforge. La vraie star de la soirée : un CD flanqué de la mention « Hurricane », trône fièrement au stand merchandising.

Et les tournaisiens peuvent être fiers de leur album. Premièrement parce qu’il est beau. Présenté au format digipack, « Hurricane » est paré d’une superbe illustration réalisée par Lionel Cloerec de mediakod.com. Les musiciens du groupe y sont représentés, en version ‘manga’, dans un décor post-apocalyptique. Le livret, en forme de mini-poster, reprend toutes les paroles de l’album.

Celles et ceux qui connaissent le CD « Haircuts That Kill » de 2007 seront probablement surpris par l’évolution musicale du groupe. Le côté ‘eighties’ de la première plaque est mis en retrait au profit d’un son plus dynamique et plus précis. Les mélodies, bien que toujours très présentes dans les parties lead de Vincent et Gilles, laissent désormais plus de place à des riffs acérés, qui n’hésitent pas à franchir la frontière entre heavy et trash métal. Si ses paroles ne sont pas toujours rédigées dans un anglais ‘oxfordien’, Jean-Christophe Spreux dispose d’un talent évident pour composer des refrains accrocheurs qui collent parfaitement à son timbre rocailleux (NDR : parfois proche de celui de Chris Boltendahl de Grave Digger). De l’hymne fédérateur « Heavy Metal » aux ‘Hu-Ri-Cane’ du titre éponyme, chaque mélodie vocale semble être étudiée pour être reprise en cœur. (NDR : Le public ne s’en prive d’ailleurs pas en concert). La batterie de Claude, aussi carrée qu’efficace, bénéficie de surcroît d’un son ‘aux petits oignons’ qui génère chez l’auditeur une furieuse envie de battre la mesure.

Vous aurez compris que nous sommes plutôt fans d’Haircuts That Kill et, si vous aimez le heavy métal mitonné à l’ancienne, nous ne saurions trop vous conseiller de jeter une oreille sur leur nouvel album. À tous ceux qui, comme nous, attendaient la sortie d’« Hurricane » pour fêter le métal véritable, nous l’affirmons haut et fort : « On peut qu’mincher, les Tournaisiens sont là! »

Liste des morceaux (51’45) :

  1. Intro (1’18)
  2. Into Red Eyes (4’11)
  3. Heavy Metal (5’57)
  4. End Of Society (5’50)
  5. Terror In The Ruins (5’53)
  6. Medusia (5’33)
  7. Pilgrim Of Hell (4’38)
  8. The God Behind The God (6’57)
  9. Mr Jack (4’36)
  10. Hurricane (6’48)

Le groupe en studio :

  • Vincent Bachely : Guitare, Basse, Chant
  • Claude Jouret : Batterie, Chœurs
  • Gilles Reignier : Guitare, Basse, Chœurs
  • Jean-Christophe Spreux : Chant

Le groupe en live :

  • Vincent Bachely : Guitare, Chant
  • Claude Jouret : Batterie
  • Gilles Reignier : Guitare, Chœurs
  • Tony Ross : Basse
  • Jean-Christophe Spreux : Chant

Pays: BE
Autoproduction HTK666
Sortie: 2011/10/08

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