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TEARS FOR FEARS – Everybody Loves A Happy Ending

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Composé actuellement de Roland Orzabal, Curt Smith, Charlton Pettus, qui jouent tous les instruments, et Fred Eltringham, batterie, Tears For Fears a connu son heure de gloire au début des années 80. Leur musique, considérée comme intellectuelle, ne les a pas empêchés d’avoir du succès, notamment avec « Songs From The Big Chair » en 1985. Ils n’ont plus travaillé ensemble depuis 1995. Cet album est produit par Tears For Fears et Charlton Pettus.

« Everybody Loves A Happy Ending » ressemble étonnamment à ce que faisaient les Beatles, tant sur plan mélodique que sur celui des harmonies vocales. Il y a même des breaks que n’auraient pas désavoués Lennon et McCartney.

« Closest Thing To Heaven » est conforme à ce que faisaient Smith et Orzabal il y a vingt ans, comme si rien n’avait changé depuis sur le plan musical. On fait totalement abstraction des nineties.

« Call Me Mellow » comporte une mélodie agréable qui rappelle par certains côtés les moments calmes des Smashing Pumpkins, mais ça reste symbolique et très limité. « Size Of Sorrow » débute de manière surprenante avec des effets électroniques. Ils parsèment d’ailleurs l’entièreté du morceau. De nouveau, les harmonies vocales constituent le point fort. « Who Killed Tangerine? » débute de manière tranquille avec des riffs de batterie. De nouveau, on est face à un pop rock de très grande qualité, le meilleur de l’album.

« Quiet Ones » commence par des effets électroniques mais avec une mélodie et des harmonies vocales dignes des Fab Four. Un mélange judicieux de deux époques en apparence antinomiques. Très bon titre ! Le très doux « Who You Are » ne ferait pas tâche non plus dans le répertoire des Beatles, dont ils s’inspirent manifestement. Il vaut mieux copier ceux-là que des nuls. La fin du morceau est plutôt déconcertante.

L’intro au piano de « The Devil » est magnifique et sa musique sophistiquée. On est bien dans le style de Tears For Fears période 1985, avec des voix irremplaçables et une musique à la limite de l’emphatique. Plus musclé, « Secret World » montre un aspect moins habituel du groupe mais bien dans le ton et l’atmosphère créés par ses membres. Sur le plan de l’habillage, on dirait presque une superproduction signée Burt Bacharach. Il y a même quelques applaudissements à la fin.

« Killing With Kindness » est un message destiné à ceux qui tuent pour leur profit personnel mais sous couvert du droit. « Ne les aveugle pas de science mais tue-les proprement ». On retrouve le vrai style Tears For Fears, fait de musique très mélodieuse et de textes intelligents, avec des guitares saillantes. « Ladybird » est un titre acoustique très doux et mélodieux. Il y a un peu de Genesis dans ce morceau. A part le rythme saccadé , « Last Days On Earth » est du pur Beatles et il termine le CD dans le calme.

Ce CD est très agréable à écouter mais ne constitue en aucun cas une évolution pour le groupe, même si la partie électronique est présente. Elle sert plutôt de test vis-à-vis du public, en vue de mettre la musique au goût du jour pour un prochain album, semble-t-il.

Pays: GB
NewDoor Records / Universal B0003042-02
Sortie: 2004/09/14

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