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ARCARI, Dave – Nobody’s fool

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Avec sa tronche de gros dur coiffé d’un improbable Stetson, Dave Arcari aurait pu être le parfait champion de rodéo en provenance directe du Texas ou le hobo à la recherche de basses besognes au beau milieu du Kentucky. Mais ce garçon à la voix de corbeau soigné au whisky pur malt est écossais, les apparences sont trompeuses.

Dave Arcari bat la lande écossaise avec son blues depuis plus de vingt ans. Son calendrier de tournée le tient sur les routes une centaine de jours par an, ce qui lui a donné l’occasion de jouer avec des pointures comme Steve Earle, Alabama 3, Jon Spencer, Toby Keith et Seasick Steve, qui dira de lui : « Ce type saigne pour toi, c’est un vrai joueur de blues et un type hanté par la soul ». La réputation scénique de Dave Arcari a pu être vérifiée dans toutes sortes de festivals, que ce soit les grands classiques de Glastonbury ou les événements plus blues comme le BlueAlive de Tchéquie, le Moulin Blues des Pays-Bas ou le festival de Peer en Belgique.

Avec son quatrième album solo « Nobody’s Fool », Dave Arcari signe une œuvre brûlante, promenée entre blues du Delta taillé à coups de serpe, country thrash pour bagarres de saloon et rockabilly vicieux. Pour continuer à brouiller les pistes et faire du blues un phénomène désormais international et non plus américain, Dave Arcari s’est entouré des musiciens finlandais Juuso Haapasalo (basse) et Honey Aaltonen (batterie), ainsi que du violoniste écossais Jamie Wilson. D’autres invités viennent donner des coups de main, comme Jim Harcus (harmonica), Adrian Patterson (basse) et Don McKinnon (batterie) sur « Troubled mind ».

« Nobody’s fool » révèle un Dave Arcari en grande forme. L’homme harponne des classiques du blues avec une slide guitar ruisselante d’électricité grasse et épaisse. C’est ainsi que le « See that my grave is kept clean » de Blind Lemmon Jefferson ou le « Walking blues » de Robert Johnson sont passés à la moulinette nucléaire, repensées sous une lumière celtique et même punk. Les compositions originales tiennent aussi parfaitement le choc face aux indémodables classiques, Dave Arcari mettant dans ses chansons l’énergie de la colère et la gravité de la douleur. Son « Troubled Mind » est balayé par les vents mauvais et giflé par une voix menaçante. Son « Hot muscle jazz » le voit seul avec sa guitare, déversant des litres de misère sur les cordes et grognant des textes bravaches. Il nous ressort aussi de la rengaine country sur « Nobody’s fool » et assène un lourdingue et poisseux « Dragonfly » en guise de final. Si vous voulez acheter du punk blues celtique, denrée rare, voyez Arcari : c’est lui qui tient le magasin.

Pays: GB
Dixiefrog DFGCD 8724
Sortie: 2012/03/15

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